Archive pour août 2010

Les amateurs de grands vins de Bordeaux ont démontré une nouvelle fois leur grand intérêt pour la vente de vins en primeur.Le millésime 2009, qui s’annonce comme une année exceptionnelle a trouvé son public. Cavissima avait négocié pour ses clients  plus de 25 références de grands vins de Bordeaux.

L’équipe de Cavissima est très satisfaite puisque depuis quelques jours, la totalité des allocations ont été vendues !Cependant, nous sommes assez ennuyés puisqu’il reste des clients à satisfaire, or les quantités restreintes rendent la recherche de nouvelles allocations difficile.

Ainsi nous concentrons nos efforts en cette fin du mois d’août pour dénicher de nouvelles références toutes aussi intéressantes que celles que nous proposions jusque là.

Retour sur le phénomène des Primeurs :

Acheter des vins en primeurs est un acte bien particulier. En effet il s’agît d’acheter des vins qui n’ont pas encore été mis en bouteille. Cela signifie que l’achat est effectué alors que le vin est encore en cours de vinification. Cette méthode permet aux vignerons d’assurer une partie de leurs recettes et permet aux clients de s’offrir des vins de grande qualité à des prix réduits. La livraison, processus cher à Cavissima, est également différente lorsque l’on achète de telles bouteilles. Ainsi la date où le vin sera livré est définie par le maitre de chai. Par exemple, un client Cavissima peut avoir passé sa commande au mois de Juillet 2009 mais n’être livré que deux ans plus tard. Le temps nécessaire à finaliser l’élevage du vin, élevage nécessaire à structurer le potentiel de garde.

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Le concours du Meilleur Ouvrier de France est le fruit d’une grande tradition française pour la reconnaissance de l’artisanat et du savoir-faire. Originellement, se sont les Compagnons qui créèrent cette institution, mais au fil des annĂ©es, la diversitĂ© des spĂ©cialitĂ©s a ouvert le concours. Le premier diplĂ´me a Ă©tĂ© remis en 1924 dans le cadre des Expositions du Travail. En 1927, RenĂ© PETIT, menuisier Ă©bĂ©niste (MOF en 1927) fonde la sociĂ©tĂ© des « Meilleurs Ouvrier de France ». Celle-ci aura rĂ©compensĂ© jusqu’Ă  aujourd’hui environs 1800 ouvriers artisans, qui sont l’élite dans plus de 200 mĂ©tiers.

John Euvrard et son constume de Meilleur Ouvrier Sommelier de France 2007

Par ailleurs le musée national des Meilleurs Ouvriers de France a été créé en 1994 à Bourges, où les visiteurs peuvent admirer certaines des plus belles œuvres réalisées dans le cadre du concours.

L’objet de ce concours est d’une part de mettre en valeur le savoir-faire français. Au travers des exigences  de ce concours, les candidats sont poussés à innover, à se renouveler et à exceller dans leur discipline.

Dans chaque Ă©preuve les juges cherchent la perfection, le candidat dispose d’un temps donnĂ© et de matĂ©riaux de base pour rĂ©aliser un chef d’Ĺ“uvre. La mĂ©thode choisie, l’organisation, le geste, la rapiditĂ©, le savoir-faire et le respect des règles du mĂ©tier sont contrĂ´lĂ©s par le jury autant que le rĂ©sultat. Le candidat ainsi rĂ©compensĂ© conserve son titre Ă  vie avec l’indication de la spĂ©cialitĂ© suivi de l’annĂ©e de sa promotion (l’annĂ©e d’obtention).

D’autre part, c’est aussi un moyen de soutenir les activités artisanales puisque le titre permet d’augmenter le chiffre d’affaires de 30% en moyenne. Le titre prestigieux étant reconnu par les professionnels ainsi que par le grand public, les MOF bénéficient d’un rayonnement très large.

Par ailleurs l’obtention du titre de Meilleur Ouvrier de France, est équivalente à l’obtention d’un diplôme de niveau III (BTS).

John EUVRARD a donc excellé en 2007 dans la catégorie Sommellerie. Ceci est notamment le fruit de 14 années de travail chez Paul Bocuse (Restaurant de Collonges au Mont d’Or, 69).

Les épreuves de sommellerie sont divisées en deux parties, la pratique et la théorie. Les critères sont notamment la pratique de l’anglais, l’accord mets et vin, le service des boissons et les commentaires lors de la dégustation. Pour la théorie il s’agit de maîtriser la carte des vins, la connaissance des vignobles, des techniques de vinification ou encore de l’aspect législatif. Les juges requièrent également une excellente connaissance de la culture gastronomique et de l’œnologie évidemment.

Aussi, Cavissima est heureux d’avoir choisi John Euvrard, comme sommelier, pour l’élaboration de la carte des vins, la présentation de ceux-ci et l’évaluation permanente des potentiels de garde. La France des terroirs est très riche et sa variété en fait sa beauté et sa complexité. Un champion de France est à votre service pour sélectionner les meilleurs vins de nos plus belles régions.

Pour plus de renseignements sur John Euvrard cliquez sur le lien suivant :

http://www.cavissima.com/p-sommelier/faisons-connaissance.html

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C’est quasiment à mi distance à vol d’oiseau entre Saumur et Langeais  que se situe la commune de Saint Nicolas de Bourgueil, à l’ouest de Bourgueil.  L’aire est située en majorité sur une large terrasse d’alluvions anciennes dont les sols profonds sont constitués de sables et de graviers. Au dessus des terrasses, le tiers du vignoble s’étend sur un coteau de tuffeau (craie du Turonien) recouvert de sables.

« Faire du vin de garde, n’est pas chose aisée dans ce périmètre. Les sols de sables et de graviers rendent la culture de la vigne délicate, car ce sont des sols fragiles qui ne supportent pas la sécheresse. »

Frédéric Mabileau dans ses vignes

Frédéric Mabileau représente la quatrième génération de vigneron, et c’est lui que nous vous proposons de découvrir ce mois-ci.  « Mon arrière grand père avait 2 hectares en culture, mon grand père a développé la polyculture, et mon père s’est spécialisé dans la viticulture.  En 1991, quand j’ai décidé de devenir vigneron à mon tour, j’ai acheté 2 ha de vignes et j’ai repris des vignes en location. »

« En 1993, je crée l’étiquette avec le logo aux deux têtes, symbole de l’harmonie, de la convivialité : les deux personnages regardent dans la même direction. Vous noterez que le nez, les yeux et la bouche sont les organes de la dégustation. Ces deux hommes peuvent représenter le père et le fils,  qui se transmettent la terre, mais aussi des consommateurs heureux en pleine empathie, après la consommation de mes vins, je l’espère !»

«Quand en 2003, mon père a décidé d’arrêter le travail, nous avons fusionné les deux propriétés, et je me retrouve à présent avec 28 ha de vignes, dont 22 ha en St Nicolas, 1 ha en Bourgueil et depuis peu 2 ha en Saumur blanc et 2 ha en Anjou. Nous sommes 7 personnes à travailler sur le domaine ».

« Spécialisé dans le rouge, j’avais envie de m’essayer sur le blanc, et j’ai racheté il

St Nicolas de Bourgueil

y a deux années déjà, des vignes en Saumur Blanc et en Anjou. Vinifier le chenin est une nouvelle frontière pour mes équipes et moi-même : nous avons déjà deux cuvées, le Chenin Blanc en Saumur et le Chenin des Rouillères en Anjou ».

Mais en fait, Frédéric  Mabileau et son épouse, chargée du commercial, est un spécialiste du Cabernet Franc.  Ce cépage constitue 90% de son domaine. En 2007, il introduit la culture biologique dans son domaine.

« La culture biologique est une évidence pour nous. J’ai d’abord introduit ces méthodes sur les sols plats, puis sur les sols de coteaux.  Nous sommes 4 sur plus d’une centaine de producteurs à pratiquer ce type de culture dans l’appellation (1 100 ha). Il me faudra 5 années au total pour convertir l’ensemble des vignes. Le résultat est réel : le système foliaire a changé de couleur, les vignes se défendent progressivement mieux contre les maladies, et le système racinaire s’est développé. »

« Coté vinification, le changement est réel : je trouve des cuvées plus simples et plus droites au niveau fermentaire.  Et lors de l’élevage, mes vins sont plus stables et ne nécessitent pas autant de sulfites qu’autrefois ! ».

« Sur le plan de la dégustation, on observe une différence : les vins sont à la fois plus acides et plus tanniques, minéral, tendus et profonds. Ils dégagent une amertume, une salinité et sont finalement plus désaltérant : j’aime ces vins. Ils sont l’expression de mon terroir – ils sont ligériens » nous explique Frédéric Mabileau lors de la dégustation.

« Bien sûr, la conduite en bio demande une extrême vigilance. Nous devons être très réactifs pour traiter immédiatement la plante dès qu’un début de maladie s’installe. Cela demande une grande présence dans la vigne, mais au fond, c’est bien là que se fait la différence. »

Thierry Goddet

Visionnez la vidéo de dégustation

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