Archive pour la catĂ©gorie ‘Divers’
Alors que l’euphorie de Noël retombe tout doucement, que l’on commence à digérer le foie gras, les huitres, et autres mets spécialement confectionnés pour ces jours de fêtes on se souvient aussi des quelques bonnes bouteilles dégustées. Que ce soit des Bordeaux, Côtes du Rhône, Bourgogne ou autres régions vous avez surement découvert des grands crus et vins de garde que vous souhaiteriez aussi avoir dans votre cave à vin.
Les soldes sont une occasion de trouver les bons vins au bon prix, encore faut-il les avoirs préparés un minimum. Afin de profiter au mieux de ces Soldes Vins 2012 Cavissima vous réserve une sélection aux petits oignons de vins soldés qu’il faudra mettre en cave au plus vite. Voici donc quelques conseils pour gagner en temps et en efficacité :
1 – Etudiez votre cave, et déduisez les bouteilles dont vous avez besoin afin d’équilibrer cette dernière. Les notions de Best Before/Best After sont particulièrement utiles pour gérer sa cave en ligne et vérifier les bouteilles qu’il vous manque.
2 – Notez d’ores et déjà les vins qui vous intéresse et la rubrique dans laquelle les trouver. Un copier/coller de l’URL dans le bloc note sera même un plus le jour J.
3 – Tenez-vous prêt ! L’ouverture des soldes 2012 sur Internet est officiellement le 11 Janvier (jusqu’au 14 Février). Les vins n’échappent pas à la règle des soldes bien au contraire : Premier arrivé, premier servi ! Si les quantités produites sont déjà limités dans l’année imaginez bien que pendant les soldes les restrictions sont d’autant plus grandes… Gardez donc l’index sur la souris, et soyez prêt à cliquer !
Il n’y a pas si longtemps encore, les populations étaient beaucoup plus sédentaires. On grandissait dans une ville ou un village, on formait sa petite famille, et on appréciait les vins de la région. On les faisait aussi vieillir en cave pour les générations futures. Seuls quelques esprits plus aventuriers partaient à la découverte de nouvelles expériences. Aujourd’hui, nous sommes devenus beaucoup plus mobiles. Que ce soit pour le travail, la qualité de vie ou simplement par désir de changer, nous déménageons plus souvent. Mais que devient le vin dans tout ça ?
Exploration gustative
Avec la mondialisation et le fait que nous nous déplacions plus loin et plus souvent, nos palais ont aussi développés une palette plus large de goûts. Si beaucoup craignent une uniformisation des goûts par les vins industriels, notre plus grande mobilité nous permet aussi de mieux connaitre les appellations et typicités des autres régions. Si le déménagement est devenu plus banal, il en reste néanmoins une aventure, tout du moins gustative. La nouvelle génération n’a plus peur d’essayer des choses nouvelles. Au contraire, elle s’en réjouit, et cette attitude est bénéfique pour la diversification de notre palais, mais aussi pour celle de notre cave à vin !
Car une bonne cave doit avant tout être diverse. Bordeaux et Bourgogne, bien qu’importants, se doivent de partager la place avec les excellents vins de Loire, d’Alsace ou du Sud. Chaque fois que l’on découvre une nouvelle région, il est naturel de vouloir en garder un souvenir. Quoi de mieux que le vin, qui se conserve à merveille, en se bonifiant avec les années comme le font aussi les moments précieux dans notre mémoire. Mais pour que ces souvenirs liquides restent intacts, les conditions de conservation des vins sont primordiales. Et lorsque l’on déménage souvent, les vins aussi, eux, doivent nous suivre !
Votre cave à vin vous suit sans se déplacer
Pour les plus mobiles d’entre nous, le service de constitution et de gestion de cave à distance Cavissima offre une solution appropriée. Avec une sélection de vins de toutes les régions pour satisfaire les palais les plus variés, Cavissima se charge de stocker vos vins dans des conditions idéales, bien sécurisés dans leurs locaux en Bourgogne. Déplacez-vous autant que vous le souhaitez, vos vins, eux ne bougent pas. Ils reposent tranquillement sans être soumis au stress du déménagement, et vous pouvez à tout moment vous faire livrer vos vins à leur juste maturité, où que vous soyez à l’instant. Du coup, mobilité et conservation ne sont pas forcément incompatibles.
Mercredi soir le magazine e-commerce remettait les prix aux nouveaux lauréats des trophées du e-commerce 2011. Dans la catégorie Back office et Logistique c’est la société Grenobloise Spartoo qui remporte le trophée d’argent grâce à son action « Une Paire solidaire » : Pendant un mois le site web du vente de chaussure en ligne offrait la possibilité de gagner des bons d’achat contre l’envoi gratuit de ses vieilles paires de chaussures. Les trophées d’or et de bronze étant remis respectivement au groupe La Poste pour son offre So Collisimo et Chronopost International pour My Chrono.
Petite pointe donc de Nostalgie pour Cavissima. Rappelez-vous l’année dernière nous étions aussi sur le podium, notre logiciel intégré de gestion de cave à vin avait fait l’unanimité et avait été primé par le jury d’expert.
Aujourd’hui plus actif que jamais nous fêtons nos 2 ans et accélérons le développement de nouveaux services qui viennent s’intégrer et compléter le logiciel de gestion de cave en ligne : La création de caves cadeaux à offrir seul ou à plusieurs, se faire offrir une cave, panacher ses bouteilles en sortie de cave. L’aventure ne fait que commencer…
Encore bravo aux nouveaux lauréats et bonne chance à eux pour la suite.
La constitution d’une cave de vieillissement est un rêve pour beaucoup, mais peut se révéler intimidant à premier abord. Savoir reconnaitre un vin de garde, il est vrai, demande une certaine expertise. Toutefois, avec quelques notions de base, vous saurez vous aussi dénicher les crus qui gagneront en complexité et en raffinement avec les années. Dans cette série, nous étudierons les différentes régions viticoles, en commençant avec les grands vins de garde de la Bourgogne.
Les appellations
La Bourgogne compte 100 AOC différentes, dont 36 vignobles spécifiques classés en « grand cru ». Ils portent des noms mythiques tels que la Romanée-Conti, Chambertin, Clos Vougeot, Musigny, mais aussi le Montrachet ou Corton-Charlemagne en blanc. Ces rares grands crus représentent le sommet des vins de Bourgogne, avec des gardes exceptionnelles, nécessitant même une dizaine d’années avant de pouvoir commencer à être apprécier. Il en va de même pour les grands crus de Chablis, plus septentrionaux. La rareté a un prix toutefois, et les amateurs moins fortunés se tourneront vers des appellations communales et leurs premiers crus, plus abordables que les grands crus, mais tout aussi intéressantes.
Pour les rouges, les Pinot Noirs de la Côte de Nuits offrent le plus grand potentiel de garde. Les vins des communes de Gevrey-Chambertin, Morey-St-Denis, Chambolle-Musigny, Vosne-Romanée ou Nuits-Saint-Georges peuvent facilement se bonifier sur dix ans, voire même une vingtaine d’années et plus pour les meilleurs premiers crus. En Côte de Beaune, même si le Pommard a sa place parmi les grands rouges de garde, ce sont surtout les blancs de Chardonnay qui attirent les collectionneurs. Sur les communes de Meursault, Chassagne-Montrachet et Puligny-Montrachet, les vins sont à encaver aussi longtemps que les rouges cités plus haut. Il va de même pour les meilleurs premiers crus de Chablis et certains climats de Pouilly Fuissé.
Enfin, les amateurs pourront prendre un réel plaisir avec des bouteilles d’appellations plus modestes. Les vins d’AOC Côte de Nuits Villages, Marsannay, Saint-Romain ou Auxey-Duresses, sans oublier les communes de la Côte Chalonnaise, comme les Mercurey ou Givry, atteindront leur apogée dans les cinq premières années et offrirons dès lors tous les charmes d’un vin à maturité.
Les millésimes
Avec son climat continental, la Bourgogne est particulièrement sensible à l’effet millésime, qui affectera grandement le potentiel de garde des vins. Certains millésimes très structurés et taillés pour la garde, comme 2005, devront obligatoirement passer en cave pour intégrer leurs tannins, alors que les années d’avantage sur le fruit, 2006 ou 2007 par exemple, seront déjà agréables à boire dans leur jeunesse.
Les millésimes dits classiques, tel que 2008, auront une acidité et minéralité plus marquées qui prolonge aussi la durée de vie des vins (et des blancs en particulier), alors que les millésimes très solaires comme 2009 sont souvent plus hétérogènes, produisant de très grands rouges de garde, mais aussi parfois des vins trop mûrs qui manqueront d’acidité sur le long terme. Mieux vaut, dans ce cas, s’en tenir au producteurs fiables et prendre le conseil d’un sommelier pour savoir comment évolueront ces vins en cave.
La France est l’un des rares pays à produire une grande quantité de vins de garde en liquoreux en blanc. Faisons ensemble l’inventaire de ces terroirs exceptionnels.
Les liquoreux, moelleux, et demi-sec forment une famille de vins traditionnellement faits pour la garde du fait de leur quantité élevée de sucre résiduels.
Le Bordelais compte des appellations prestigieuses avec ces célèbres Sauternes, Barsac, et les cousins Monbazillac, Loupiac. Ce sont généralement des vins d’assemblage alliant notamment le Sémillon et le S
Plus au sud, le Jurançon moelleux réalisé à partir de Petit Manseng pourrait parfois rivaliser avec certains Sauternes. Ces vins peuvent vieillir selon les terroirs entre 8 et 50 ans.
La Val de Loire recèle d’excellentes appellations en moelleux et demi-secs. Parmi les plus prestigieuses : les Quarts de Chaume, Coteaux du Layon, Vouvray et Montlouis. Les vins sont tous issus du cépage Chenin et peuvent également prétendre à des potentiels de garde allant jusqu’à 50 ans.
L’Alsace est un grand fournisseur de vin moelleux et réclame une certaine éducation. C’est ici même une religion, car le sucre peut être apporté par le cépage (Gewurztraminer, Kaepferkop), la vendange tardive et la Sélection de Grains Nobles (Riesling, Pinot Gris ou Gewurztraminer) ou le classement (un Riesling Premier Cru sera généralement plus doux qu’un Riesling standard). Ces vins peuvent vieillir entre 10 et 30 ans.
Enfin, le Languedoc dispose de spécialités comme le Maury ou le Banyuls.
Les vins moelleux ou liquoreux accompagnent merveilleusement bien certains fromages persistants, les foie gras, la majorité des desserts, et la cuisine asiatique de type « sweet and sour».
Lorsqu’ils sont parfaitement vieillis on observe généralement une coloration plus foncée de leur robe.
Excellente dégustation.
Quand on part vivre à l’étranger, on se pose la question : que vais-je faire de ma cave à vin ?
J’ai souvent échangé avec mes amis expatriés en poste ou à leur retour sur ce thème et j’ai reçu des réponses très diverses. En voici quelques unes des plus succulentes :
Philippe BÂ (Rouen) :
« Mes vins Ă©taient stockĂ©s chez ma mère en province; elle organisait des bridges avec ses amis toutes les semaines. Se dĂ©plaçant difficilement, elle proposait Ă l’un de ses invitĂ©s de descendre Ă la cave prendre une bonne bouteille.  Ne sachant pas que la moitiĂ© de la cave m’était rĂ©servĂ©, ce monsieur a largement profitĂ© de mes grands crus (Beychevelle, Pontet Canet, etc…). J’ai vu mon stock fondre de 80% et Ă mon retour 3 annĂ©es plus tard, il ne me restait plus qu’une vingtaine de crus classĂ©s. »
Vincent M (Paris)Â :
« Je suis parti vivre en Espagne quelques annĂ©es et j’avais confiĂ© mes bouteilles Ă des amis. Il s’est trouvĂ© qu’ils ont divorcĂ© et ont dĂ» quitter la maison qu’ils possĂ©daient. Ils ont dissĂ©minĂ© mes vins dans diffĂ©rents endroits. Je ne sais plus oĂą ils se trouvent. J’ai quasiment tout perdu. »
Stephane V (Lyon)Â :
« En partant Ă Tokyo, j’ai confiĂ© mes vins Ă mes parents et mon père est devenu gravement malade. La maison de Lyon a Ă©tĂ© vendue et mes vins ont Ă©tĂ© donnĂ©s Ă mes frères. J’ai perdu toute la cave que j’avais patiemment collectionnĂ©e depuis 1995. Au-delĂ de la perte financière, c’est le sentiment de vol et de pas pouvoir rĂ©aliser ce rĂŞve de consommer ses trĂ©sors amassĂ©s. »
Gilles W (Lyon)Â :
« J’avais quelques magnifiques bouteilles patiemment achetĂ©es avec un ami depuis 2000. Je lui ai confiĂ© ma collection de CĂ´te-RĂ´tie Ă mon dĂ©part et nous les avons entreposĂ©s dans sa cave (Gangloff, Cuilleron, Guigal). Le fils de cet ami, un adolescent de 16 ans a organisĂ© une fĂŞte et certains des jeunes invitĂ©s ont rĂ©ussi Ă trouver la clĂ© de la cave. Ils ont prĂ©fĂ©rĂ© se servir dans mon stock plutĂ´t que dans les racks : mes bouteilles Ă©taient dans des cartons non fermĂ©s. On a retrouvĂ© les cadavres au fond du jardin. »
Jacques F (Grenoble)Â :
« En partant aux USA, j’ai laissĂ© ma cave chez mes parents. Une très belle cave. Valeur 15 000€. Puis un jour d’étĂ©, les cambrioleurs sont arrivĂ©s et ont dĂ©valisĂ© la cave. J’ai tout perdu. Aucune assurance vin n’ayant Ă©tĂ© contractĂ©es – mon père ne conservant pas de vin, nous avions omis d’en rĂ©fĂ©rer Ă l’assureur. »
Pour tous ceux qui souhaitent mettre en lieu sûr leur cave avant de partir vivre à l’étranger, Cavissima propose une formule de transfert de cave. Contactez-nous directement, nous vous assisterons dans les démarches. Vos vins seront stockés à notre cave de Bourgogne dans un lieu sûr, assurés et pour un coût imbattable. De plus, vous profiterez de votre séjour à l’étranger pour consolider votre cave avec des vins que vous choisirez pour votre retour.
Thierry Goddet
Se faire une cave nécessite des conditions particulières. Voyons ici ce qu’il convient de mettre en place pour obtenir une cave idéale.
-         La température de la pièce doit être constante et inférieure à 16°C. Le vin de garde n’aime pas les variations brutales de température. Une montée en température provoquera un vieillissement accéléré du vin et détruira son potentiel aromatique.
-         L’humidité comprise entre 55 et 80%. Nécessaire à la bonne tenue du bouchon de liège, qui ne doit être ni trop sec, ni trop humide. Le vin contrairement aux idées reçues doit être en absence d’oxygène pendant la garde en bouteille.
-         Les bouteilles doivent être à l’abri de la lumière et des UV, facteurs supplémentaires de vieillissement prématurés. Une conservation dans des caisses ou des cartons originaux de bonne qualité sont admises.
-         L’absence de vibration est une condition indispensable au mûrissement du vin de garde.
-         L’absence de produits chimiques, et certainement de fruits et légumes (pouvant libérer des substances chimiques) est indispensable. Certains résidus chlorés pouvant favoriser le développement de TCA (goût de bouchon).
-         Une certaine ventilation de la cave pour éviter toute moisissure qui serait néfaste à la conservation.
-         Un stockage horizontal des bouteilles. Le vin doit être en contact direct avec le bouchon pour éviter tout phénomène d’oxydation du bouchon.
-         Une sécurisation de l’endroit : prévoir de bonne serrures, enlever progressivement les emballages, etc.
-         Une excellente assurance. Ceci devient de plus en plus difficile à négocier avec son assureur. Le vin est un produit facile à revendre sur internet.
-         Un livre de cave pour mettre à jour ses entrées et sorties et classer ses factures et beaucoup de lecture pour apprendre combien de temps conserver son vin avant d’atteindre son apogée.
Cavissima vous décharge de toutes ses contraintes d’organisation et de logistique, et met son sommelier dans votre cave pour suivre l’évolution de chacune de vos bouteilles. La gestion de cave est un service gracieusement offert aux clients.
Vous avez un petit appartement et vous ĂŞtes un amateur de grand vin. L’espace disponible au sein de votre appartement ne vous permet pas Ă ce jour de profiter pleinement de votre passion et vous ne disposez pas d’une cave suffisamment fraĂ®che et sĂ©curisĂ©e pour stocker du vin.
Pour conserver de manière idĂ©ale des crus bourgeois ou des grands crus de bordeaux ou de bourgogne, il est prĂ©fĂ©rable de se munir d’une cave Ă vin afin de faire mĂ»rir chacun de vos bouteille de vin et leurs offrir les conditions optimales de vieillissement. Il existe bien entendu sur Internet des vendeurs spĂ©cialisĂ©s dans les caves Ă vin pour petit espace, mais l’inconvĂ©nient de cette solution est sans doute que ces armoires de rangement ne peuvent contenir suffisamment de bouteilles (12, 30 ou 60 bouteilles). Nous vous recommandons de rĂ©server cet espace de stockage vin Ă la garde des vins de consommation immĂ©diate : cette armoire de stockage est donc une cave de service.
Cavissima vous propose une solution pour disposer d’une cave plus importante. En achetant les grands crus et les vins de garde auprès de cette société, vos bouteilles seront conservées dans un espace sécurisé en Bourgogne, propice à la conservation du vin. La boutique, sélection d’un grand sommelier, John Euvrard a été Meilleur Sommelier de France en 2007, ne contient que des vins de garde positive. Ce sommelier vous indique les années d’apogée et votre cave en ligne assure pour votre compte la gestion de votre cave. Il vous suffit de faire stocker vos vins jusqu’à ce qu’ils atteignent leur maturité et de vous les faire expédier à ce moment là .
Dès lors vos vins parfaitement vieillis pourront rejoindre votre cave de service pour une consommation à venir dans les mois et années suivantes.
La formule proposée par Cavissima vous épargne la prise d’une assurance couteuse et vous permet pour une somme modique, de consommer vos vins ni trop tôt, ni trop tard.
L’année 2010 serait-elle une année d’exception ?
Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Avec le réchauffement climatique, les dates de vendanges s’étaient généralement avancées de 15 jours, mais cette année, la tendance ne se confirme pas, nous sommes revenus à des cueillettes conformes à ce qui se faisait autrefois.
En effet la nature avait pris du retard dès le Printemps dans les régions vinicoles françaises. L’hiver fût assez rigoureux avec souvent plusieurs épisodes neigeux. Le Printemps fût dans l’ensemble  assez humide et la floraison ne s’est pas toujours bien déroulée. La coulure est un accident assez grave : la pluie empêche la fécondation par le pollen et cela a pour objet de priver la plante de fruits. Les vignes ont réclamé un soin particlier pour prévenir et traiter contre les attaques de Mildiou et d’Oïdium. L’été ne fût ni trop chaud, ni trop humide, et la majorité des vignerons que nous avons interrogés fin Juillet étaient finalement assez perplexes sur la qualité du raisin à venir.
Fort heureusement le mois de Septembre fût chaud dans l’ensemble, permettant le développement d’une très belle maturité et une belle concentration des baies. L’effeuillage pratiqué dans les régions où le cépage est tardif permet au rayonnement UV et à la chaleur d’avant vendange d’affiner le système foliaire d’assurer au fruit la maturité phénolique attendue.
Le ban des vendanges, une tradition qui remonte au Moyen-Age
On a effectivement vendangé plus tard cette année, puisque celles-ci se seront déroulées entre Septembre et Octobre (sauf bien sûr pour les raisins botrytisés). En France, la cuillette démarre à « la levée du ban des vendanges ». C’est la Préfecture et un représentant de l’INAO qui fixent pour chaque appellation la date lorsqu’ils estiment que le degré de maturité du raisin est suffisant pour produire un vin de qualité. De nos jours, un vigneron peut demander une dérogation pour démarrer la vendange plus tôt s’il le juge nécessaire. Certaines parcelles arrivent parfois à maturité plus tôt que prévu selon les conditions climatiques, ou bien le vigneron peut simplement redouter des orages de pluie, de grêle ou un phénomène de pourriture.
Le vigneron à l’approche des vendanges surveille la météo, sillonne ses différentes parcelles et détermine sa stratégie de cueillette : il fixe la date de début des vendanges et le planning pour chaque parcelle. L’idéal étant de vendanger à température modérée et sous le soleil. Un soin particulier est apporté au raisin pour qu’il arrive à la cuverie dans les meilleures conditions et chaque vigneron a son petit secret. De plus en plus, il fait l’objet d’un tri pour éliminer les baies ouvertes et celles qui présentent un peu de pourriture. Rappelons que pour faire un vin de qualité avec une bonne garde, on cherchera à obtenir un équilibre entre un degré alcool ni trop faible, ni trop élevé, une bonne acidité pour la garde, et pour les rouges des peaux et des pépins bien fermes et bien mûrs pour la production de beaux tannins.
Où en sont les vendanges au 1er Octobre dans les régions vinicoles Françaises ?
Cavissima a fait pour vous un survol rapide de quelques uns de ses fournisseurs. Voici ce qu’il en résulte :
En Bordeaux, les vendanges sont tardives cette année. Seuls les Merlot ont été ramassés en Margaux et Saint Julien. Les Cabernet Sauvignon, dont la maturité est plus tardive sont d’une très belle concentration, et des rosées matinales sont espérées pour faire gonfler les baies toutes prêtes à être cueillies. De façon générale, on s’attend à une très belle qualité pour le 2010. A suivre !
En Bourgogne, les rendements étaient faibles cette année et les vendanges se sont achevées le 1er Octobre au Domaine Bouchard Père et Fils. On a cueilli des petits grains, certes, mais d’une belle maturité. La qualité était assez homogène sur les 130 hectares du domaine. Les blancs sont très parfumés et les rouges ont une couleur somptueuse.
En Côte Rôtie, on est plutôt heureux. 2010 est une récolte exceptionnelle tant en quantité qu’en qualité : de belles grappes, à pleine maturité arrivant sur la table de tri en parfait état sanitaire. Les vendanges durent un peu plus longtemps et devraient se terminer le 6 Octobre au Domaine Bonserine. Les parcelles n’ont pas mûris en même temps cette année.
Au Domaine Muré à Rouffach (Alsace), on se réjouit également malgré une petite récolte. Les premiers moûts sont goutés et le vin aurait une très belle acidité sans pour autant être trop alcooleux. Les vendanges ont
démarré le 13 Septembre avec les blancs à Crémant, puis c’était le tour des Pinot Noir, des Pinot Gris, puis des Riesling et enfin des Gewurztraminer par collectes successives : les raisins sont beaux. Une seule ombre au tableau : il n’ ya aura quasiment pas de Muscat, cépage trop sensible à la coulure.
A Bandol, c’est le soulagement qui domine. « Cela s’est joué sur le fil », nous explique Mr Delille du Domaine de Terrebrune. « Nous redoutions la pluie annoncée par la météo, et bien heureusement nous avons eu soleil et mistral pour sécher les Mourvèdres. Les vendanges seront terminées le 6 octobre et la qualité s’annonce très bonne tout comme les 2009, 2008, 2007 et 2006 d’ailleurs ! Nous avons malgré tout dû trier les raisins et éliminer ceux dont l’état sanitaire était jugé insuffisant ».
Au Château de Fosse Sèche dans l’appellation Saumur, on a vendangé les Chenin le 27 Septembre un petit peu plus tôt que prévu car la pluie était redoutée et les raisins auraient pu souffrir de pourriture. Les moûts ont été goutés et permettent d’apprécier déjà un bel équilibre entre acidité et alcool. On attend, non sans impatience, le 5 Octobre pour commencer la vendange des Cabernet Franc : les grappes sont bien aérées, les raisins en bon état sanitaire et la peau est d’ores et déjà bien épaisse. La prudence est de mise mais l’espoir d’un très beau millésime avec cette belle matière première est réel.
Enfin, à Fuissé, les vendanges sous le soleil des 80 parcelles du Domaine Thibert se sont terminées le 27 Octobre. Les moûts dégustés laissent espérer un joli vin avec beaucoup de caractère. Ce sera un millésime de garde pour les Pouilly Fuissé, Pouilly Vinzelles et autres Macon !
C’est à présent aux vignerons, maitres de chai et œnologues d’entrer dans le jeu : la cuveri est en effervescence, c’est l’heure des vinifications avec de nouvelles décisions à prendre…. A suivre !
ThierryGoddet
Qui dit Beaujolais, dit Beaujolais nouveau ? Le succès fulgurant de ce produit, qui est devenu au fil des ans un véritable évènement marketing planétaire, copié depuis une quinzaine d’années par d’autres appellations, aura probablement nui à cette région. La production de vin de Beaujolais est en régression et les producteurs sont incités à arracher. Le produit Beaujolais, dont l’image est trop souvent associée à ce vin léger et fruité est sans doute devenu trop cher pour trouver une place de choix dans cette compétition internationale du vin.
Et pourtant, nombreuses sont les maisons qui s’intéressent à cette région ! La maison Louis Jadot fut l’une des premières à s’implanter en achetant dès 2000, le Château des Jacques, à Romanèche-Thorins. Depuis de célèbres maisons comme notamment Bouchard, Faiveley et Latour s’y sont installées.
Alors découvrons comment Guillaume de Castelnau, le directeur du Château des Jacques réussi à faire des vins d’exception.
Le Château des Jacques est un domaine de 75 ha comprenant 10 ha de Chardonnay, 27 ha de Morgon, 2 ha de Chenas et 35 ha de Moulin à Vent. Les deux Moulins à Vent élaborés au domaine sont plantés sur des sous-sols granitiques contenant également du quarz, du grès rose, du saprolithe et des traces d’oxyde de manganèse.  Il s’agit de sols à haute vibration, nous explique Mr de Castelnau : le quartz est une pierre de soleil (élément feu) et l’argile qui la recouvre (roche dégradée) est pauvre en matière organique. Cette caractéristique de vibration est importante pour comprendre la nature de notre vin.
Contrairement au Morgon, pĂ©nĂ©trant et masculin, le Moulin Ă Vent est un vin fĂ©minin. A la dĂ©gustation, notre hĂ´te nous dĂ©crit, verre Ă la main, ce vin qui vous emplit et vous accueille. C’est un vin fait de dĂ©licatesse et de finesse.  C’est la terre qui lui donne son caractère ! « Car, ici, voyez vous, la terre et le cĂ©page ont une histoire de vie commune depuis des siècles : ils se sont adaptĂ©s l’un Ă l’autre – ils sont interconnectĂ©s».
Le Gamay fût le cépage de référence dans tout l’est de la France, jusqu’à ce qu’en 1440, alors que la France entre dans une période glaciaire, le Duc de Bourgogne ordonne de délaisser ce cépage au profit du Pinot Noir, plus adapté pour ce nouveau climat. Le Beaujolais au sud et la Loire à l’ouest deviennent de véritables frontières avec la Bourgogne.
Le vivant, au cœur des priorités du domaine
« Ici le mode de culture est adapté à la vigne. Nous avons entamé une reconversion biologique, certaine et adaptée », nous précise le directeur du domaine. « Les jeunes vignes sont d’emblée en mode bio, tandis que les
plus anciennes, sont sevrées dès que possible de leurs médicaments habituels. La culture biologique est nécessaire, car c’est elle qui installe le vivant. La vigne doit être cultivée dans un sol de qualité où les micro-
organismes sont là pour gérer la vie de la plante. C’est le règne animal qui offre à la plante la matière dont elle a besoin pour se nourrir et créer à son tour les protections naturelles de la plante. C’est la résurrection de l’écosystème : la vie !  De la même façon, ce sont les levures naturelles qui sont responsables de la transformation du jus de raisin en vin. »
« Comme toute matière vivante, le vin dispose d’une sorte de patrimoine génétique. C’est dans cet esprit, que je demande à mes chefs de culture de mettre dans leur travail du positif. Il faut apporter au sol du bien être, afin qu’en retour, la plante fasse des grappes de grande qualité l Le vin est essentiellement à base d’eau : ce produit est très sensible aux vibrations. Il a une mémoire. Donnons lui  ce qu’il ya de meilleur, afin qu’il offre auconsommateur bien être et bonheur ».
Car telle est bien la philosophie de Guillaume de Castelnau : l’homme, le règne animal doivent agir de façon positive et juste sur le sol, puis sur la plante, de telle sorte que le vin devienne pour l’homme source de bienfait et de plaisir.
La production d’un grand vin
Guillaume de Castelnau n’a pas étudié l’œnologie, mais entamé une carrière de wine-maker à Meursault dès 1993, lorsqu’il a quitté la carrière militaire. C’est auprès des meilleurs qu’il est allé chercher les bonnes pratiques, pour se forger alors sa propre vision du vin.
Le plus grand soin, bien sûr, est apporté à la vendange. Récoltées à la main les grappes sont triées et nettoyées des insectes par une table vibrante : puis la meilleure matière première est égrappée et livrée à la cuve.
Faire un vin, c’est comme créer un être vivant. De la destruction du raisin apparait la matière qui donnera naissance au vin. « Ici les macérations (la création), sont longues de 3 à 4 semaines. Puis, ce sera le pressurage et l’élevage. L’élevage correspond à la gestation du vin. A l’abri dans son fût (tel un œuf dans sa coquille), le vin prend lentement son empreinte finale. Les fûts reposent eux-mêmes à l’abri dans une cave voutée à température constante. Les conditions sont idéales pour cocooner ce vin et le préparer à une douce et longue vie. Puis, c’est la naissance du bébé –la mise en bouteille. C’est une période traumatisante pour le vin ». « Avant de choisir le moment  opportun, je consulte les ruches » nous explique Mr de Castelnau. « C’est indispensable que les bonnes vibrations de la nature participent positivement à cet évènement majeur : il en va de la qualité de mon vin ! ». Puis, le vin traverse différentes phases dans sa vie : c’est un être vivant !
Sur la question du réchauffement climatique.
Guillaume de Castelnau estime que le cépage Gamay s’adapte particulièrement bien à l’élévation de la température. D’ailleurs, les derniers millésimes et notamment les 2000, 2005 et 2009 sont de grandes réussites. La chaleur de fin Août et début Septembre apporte la maturité phénolique nécessaire à la production d’un grand gamay de garde. Puis, il nous explique que la vigne est une plante remarquable, qui a survécu tant de siècles, qu’elle sera capable de s’adapter, surtout si le soin nécessaire au sol est adapté.
« Le millésime 2009 produit par le Château des Jacques aura un potentiel de garde quasi-illimité. C’est un vin exceptionnel et nous comptons sur ce phénomène pour éveiller l’attention de tous les amateurs de vins. Les crus de Beaujolais sont de grands vins. Nous nous organisons pour cela. »
Cavissima, bien sûr relayera ces informations. En tant que voisin, nous sommes particulièrement intéressés par ce vignoble.
Visionnez la vidéo de dégustation du Clos de Rochegrès 2007 par John Euvrard.
Visionnez la vidéo de présentation de Louis Jadot
Thierry Goddet









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Shanghai Wine Society
Le Du's Wine