Archive pour la catĂ©gorie ‘Oenologie’

Trop souvent, lorsque l’on commence tout juste à découvrir le monde du vin, on nous apprend faussement que les vins blancs ne peuvent pas vieillir. S’il est vrai que la majorité des blancs dans le commerce sont à consommer jeunes sur la fraîcheur et le fruit (mais la même chose peut être dit des rouges), l’amateur de grands vins blancs de terroir comprend assez rapidement que ceux-ci ne se livrent pleinement qu’après un passage en cave. En effet, nous buvons aujourd’hui nos blancs trop tôt !

Définir le potentiel de Garde des vins

Mais comment différencier un vin blanc simple d’un grand cru digne de conserver plusieurs années, voire décennies ? On entend souvent que les tannins forment la structure, et donc le potentiel de garde des vins rouges. Les vins blancs n’ayant pas de tannins, on pourrait s’imaginer qu’ils ne soient pas prédisposés à un vieillissement prolongé. Ce serait sans compter sur l’autre élément indispensable à un vin de garde toutefois, qu’il soit rouge ou blanc : l’acidité.
L’acidité sert de support au vin et un blanc rond et flatteur dans sa jeunesse montrera vite ses limites dans le temps. Les plus grands vins blancs de garde offrent toujours une trame acide bien définie pour soutenir la concentration et la densité du vin. Ces derniers sont importants aussi, et c’est l’équilibre général qu’il faut prendre en compte. Cela demande une certaine expérience, et pour choisir ses vins en toute confiance, mieux vaut s’en tenir à un professionnel comme John Euvrard, meilleur ouvrier sommelier de France chargé de la sélection pour Cavissima.

Vins blancs de garde français

Il y a certaines appellations qui se démarquent en matière de longévité. Pour se constituer une cave à vin avec des blanc pour le long terme, on se tournera d’abord vers les Chardonnay de Bourgogne : Meursault, Puligny-Montrachet et Chablis s’apprécieront au bout de 5 ans, mais prévoyez une dizaine d’années pour les que les Grands Crus se livrent complètement. En Alsace, les Riesling Grand Cru défient les années, tout comme les blancs de Loire, qui troquent leur caractère gourmand et frais pour des notes plus complexes et miellées au fil du temps.

Finalement, il y a un vin blanc qui traversera même les siècles : le fameux vin jaune du Jura, dont une bouteille de 1774 s’est parait-il montrée encore pleine de vie et même délicieuse ! Et ça, même le plus grand des rouges ne pourrait y prétendre !

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On dit souvent que le vin français est principalement issu d’assemblages, surtout quand on en parle à l’étranger où la majorité des vins sont vendus sous une étiquette indiquant un cépage unique, tel que Chardonnay, Cabernet Sauvignon ou Riesling. S’il est vrai que les vins de Bordeaux et de Champagne sont produits de cette manière, la France spécialise aussi dans les vins dits « monocépages ».

Quelle différence avec les assemblages ?

Mais tout d’abord, quelle est la différence entre ces deux styles de vin ? Il s’agit en fait de deux philosophies complémentaires. Alors que l’assemblage fait appel à plusieurs cépages différents, le vin monocépage est fondé sur une seule variété de raisin.

L’assemblage permet au vigneron d’agir sur l’équilibre du vin, en favorisant l’un ou l’autre cépage sur un millésime, afin de compenser les faiblesses des autres. Certains diront que l’assemblage apporte plus de complexité au vin, car les arômes et caractéristiques de plusieurs cépages étendent la palette sensorielle du produit final.

En revanche, on dit que le vin monocépage représente la plus pure expression du terroir. Avec un seul cépage admis, les spécificités du millésime ou de la situation géographique sont retransmises plus fidèlement. Et comme tous les vins de l’appellation sont issus du même cépage, la comparaison entre terroirs et vignerons en devient plus intéressante.

Les grands vins monocépages français

Le plus connu des vins monocépages est indéniablement Bourguignon. Pinot Noir en rouge, Chardonnay en blanc, ce n’est pas pour rien que cette région comporte 100 AOC, dont certains Grands Crus font guère plus qu’un hectare. Chaque subtilité est reconduite dans le vin, et l’amateur prend un plaisir sans fin à identifier son origine. Plus au sud, le Beaujolais et ses 10 crus sont faits uniquement à partir de Gamay.

Les grands vins de Loire font aussi appel à un seul cépage dans les appellations de Vouvray ou Savennières en Chenin Blanc ; Sancerre ou Pouilly-Fumé en Sauvignon Blanc ; Chinon ou Bourgeuil en Cabernet Franc. En cépage Syrah, les plus beaux terroirs du Rhône septentrional sont souvent monocépage, comme Saint-Joseph, Cornas, Côte-Rôtie ou Hermitage. Toutefois, une petite quantité de raisins blancs est parfois admise. Le Condrieu quant à lui est toujours un 100% Viognier.

L’Alsace, plus proche du système allemand, joue aussi la carte du cépage. Celui-ci est même indiqué sur l’étiquette : Riesling, Gewurztraminer, Pinot Gris, Pinot Blanc, Sylvaner ou Muscat. Finalement, n’oublions pas que même les régions connues pour leurs assemblages produisent aussi des cuvées monocépages. C’est le cas des blanc de blancs en Champagne (et parfois aussi des blancs de noirs), ainsi que le plus renommé des Bordelais, Château Pétrus, qui ne contient quasiment que du Merlot !

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Vous êtes au bord de la mer, assis en terrasse. Le son des vagues accompagnent votre repas : un plateau de fruits de mer récoltés à quelques pas. Vous tendez votre main vers le verre, un petit blanc agréable et servi bien frais. Mais pourquoi ne pas sublimer encore le moment avec un accord plus poussé ? Un accord réellement gastronomique ! Que vous soyez dans ce cadre idyllique, ou simplement chez vous, autour de quelques huîtres pris chez le poissonnier du coin à l’improviste, faites-vous plaisir un sortant un grand vin à la hauteur de la noblesse du mets. Mais quel vin choisir ?

Coquillages et vin blanc

De par leur caractère iodé, les fruits de mer se marient parfaitement aux vins blancs minéraux, dont le côté salin rappelle la mer. On pense avant tout à Chablis ou Sancerre, pourtant loin des côtes françaises, dont les terres riches en calcaire ou en silex donnent aux vins un minéralité sans égal. Un Sancerre apportera une pointe de fraicheur avec des arômes d’agrumes ou d’herbe fraiche, tout en soulignant le mets d’un léger trait fumé minéral qui apporte une nouvelle dimension à l’accord mets-vin. Idéal pour les fruits de mer préparés à la plancha ou sur un barbecue !

Un Chablis, avec une minéralité plus crayeuse, n’est pas sans rappeler les coquillages ou autres crevettes et petits crustacés. Préférez un premier cru vif aux arômes acidulés de citron aux grands crus souvent légèrement boisés. Les fruits de mer servis crus reflèteront sa délicatesse et sa tenue, sans tombé dans la facilité des vins excessivement légers et neutres. En Loire, les grands Chenins secs de la Loire, tels des Vouvray, des Montlouis ou des Saumur ou des offriront plus d’émotions qu’un simple Muscadet.

Huîtres

Avec les huîtres, Le Champagne revient souvent, mais celui-ci n’est pas forcément sans équivoque. Les vins cités plus hauts feront aussi très bien l’affaire, mais n’hésitez pas à servir un blanc plus rond et généreux. La texture relativement grasse de l’huître s’accommodera très bien d’un Chardonnay de Bourgogne, tel qu’un Pouilly-Fuissé ou même d’un village de la Côte d’Or. Encore une fois, préférez un blanc qui ne soit pas trop boisé, ou alors servez-le à maturité, vieilli pour vous dans les conditions optimales grâce à Cavissima. Avec le temps, le boisé s’intègre parfaitement et la minéralité reprend le dessus, se mêlant à des notes miellées qui relève parfaitement la pointe de douceur que l’on retrouve dans certaines huîtres. Ainsi, un Puligny-Montrachet à juste maturité offrira un accord tout simplement magique !

Et les vins rouges ?

Les tanins des vins rouges ne sont guère compatibles avec les fruits de mer. Pour l’inconditionnel du rouge toutefois, une option se présente : les vieux rouges dont la matière s’est complètement fondue. L’acidité reprend le dessus, suivi d’une texture soyeuse qui ne dérange nullement l’équilibre avec la pureté du mets. A Bordeaux, cette pratique est assez courante, mais n’hésitez pas non plus à ouvrir un vieux Pinot Noir, tel qu’un Santenay de Bourgogne.

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Le Vignoble de Loire
Après un premier regard sur les vins de Bourgogne, nous continuons notre série sur les vins de garde avec à la très belle région de la vallée de la Loire. Surtout connue pour ses blancs frais ou fruités, on ne pense pas toujours à conserver quelques bouteilles dans sa cave de vieillissement… et pourtant ! L’amateur éclairé trouvera dans les vins de la Loire des véritables pépites de longévité, et à des prix encore doux. Que ce soit en blanc, rouge ou liquoreux, ces flacons méritent bien leur place pour un stockage dans toute cave à vin qui se respecte !

Vins blancs

C’est bien connu, la vallée de la Loire, de par sa situation septentrionale, privilégie les vins blancs. Alors que le Muscadet offre un plaisir immédiat, les cépages les mieux prédisposés à un long séjour en cave sont le Chenin Blanc et le Sauvignon Blanc, bien que chacun affiche un style bien différent.

Le Chenin Blanc, que l’on retrouve en Loire dans les appellations de Vouvray, Montlouis ou Savennières, est un cépage très versatile, qui se livre sur le fruit dans sa jeunesse (coing), mais gagne beaucoup en minéralité et en notes complexes de cire ou de miel avec quelques années d’évolution. Les meilleurs exemples peuvent facilement s’apprécier sur une décennie ou plus, en gardant une fraicheur et une vivacité surprenantes.

L’autre grand cépage de la Loire, le Sauvignon Blanc, se déguste souvent jeune sur des arômes de pamplemousse ou de poivron. Peu d’amateurs prennent le temps d’apprécier ces grands vins à maturité. Les cuvées provenant des meilleurs terroirs de Sancerre ou de Pouilly-Fumé évoluent pourtant remarquablement bien, jusqu’à une vingtaine d’années dans un excellent millésime, en développant des arômes nobles de truffe. Les cuvées ayant passé un séjour en barrique nécessitent d’ailleurs au moins cinq années afin de bien intégrer leur élevage.

Vins rouges : Cabernet Franc et Pinot

On oublie souvent que les vins rouges de Loire sont aussi aptes à la garde que les blancs. S’il est vrai que la majorité des rouges soient conçus comme des vins de soif à consommer dans les deux ou trois ans, les meilleurs producteurs sur les appellations de Chinon ou de Bourgueil, qui privilégient des rendements bas et un travail en cave précis, bâtissent des rouges de garde qui si bonifieront sur une dizaine d’années. Mieux vaut faire confiance à un expert sommelier, comme John Euvrard de Cavissima, pour sélectionner les plus prometteurs. Surtout qu’il est difficile de généraliser sur la qualité des millésimes dans cette région si étendue avec une telle diversité de cépages.

Idem pour les rouges de Pinot Noir du Centre, qui non sans rappeler un Bourgogne, offrent une finesse et une acidité bien adaptées à une garde prolongée, surtout lorsque l’élevage est soigné. Gare à l’excès car rusticité et surmaturité sont les ennemis du Sancerre rouge. Laissez-vous guider vers un flacon alliant élégance et subtilité. Une texture soyeuse et des arômes envoutants de sous-bois attendent alors l’heureux amateur ayant fait le choix de la Loire pour leur cave Cavissima.

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La constitution d’une cave de vieillissement est un rêve pour beaucoup, mais peut se révéler intimidant à premier abord. Savoir reconnaitre un vin de garde, il est vrai, demande une certaine expertise. Toutefois, avec quelques notions de base, vous saurez vous aussi dénicher les crus qui gagneront en complexité et en raffinement avec les années. Dans cette série, nous étudierons les différentes régions viticoles, en commençant avec les grands vins de garde de la Bourgogne.

Les appellations

La Bourgogne compte 100 AOC différentes, dont 36 vignobles spécifiques classés en « grand cru ». Ils portent des noms mythiques tels que la Romanée-Conti, Chambertin, Clos Vougeot, Musigny, mais aussi le Montrachet ou Corton-Charlemagne en blanc. Ces rares grands crus représentent le sommet des vins de Bourgogne, avec des gardes exceptionnelles, nécessitant même une dizaine d’années avant de pouvoir commencer à être apprécier. Il en va de même pour les grands crus de Chablis, plus septentrionaux. La rareté a un prix toutefois, et les amateurs moins fortunés se tourneront vers des appellations communales et leurs premiers crus, plus abordables que les grands crus, mais tout aussi intéressantes.

Pour les rouges, les Pinot Noirs de la Côte de Nuits offrent le plus grand potentiel de garde. Les vins des communes de Gevrey-Chambertin, Morey-St-Denis, Chambolle-Musigny, Vosne-Romanée ou Nuits-Saint-Georges peuvent facilement se bonifier sur dix ans, voire même une vingtaine d’années et plus pour les meilleurs premiers crus. En Côte de Beaune, même si le Pommard a sa place parmi les grands rouges de garde, ce sont surtout les blancs de Chardonnay qui attirent les collectionneurs. Sur les communes de Meursault, Chassagne-Montrachet et Puligny-Montrachet, les vins sont à encaver aussi longtemps que les rouges cités plus haut. Il va de même pour les meilleurs premiers crus de Chablis et certains climats de Pouilly Fuissé.
Enfin, les amateurs pourront prendre un réel plaisir avec des bouteilles d’appellations plus modestes. Les vins d’AOC Côte de Nuits Villages, Marsannay, Saint-Romain ou Auxey-Duresses, sans oublier les communes de la Côte Chalonnaise, comme les Mercurey ou Givry, atteindront leur apogée dans les cinq premières années et offrirons dès lors tous les charmes d’un vin à maturité.

Les millésimes

Avec son climat continental, la Bourgogne est particulièrement sensible à l’effet millésime, qui affectera grandement le potentiel de garde des vins. Certains millésimes très structurés et taillés pour la garde, comme 2005, devront obligatoirement passer en cave pour intégrer leurs tannins, alors que les années d’avantage sur le fruit, 2006 ou 2007 par exemple, seront déjà agréables à boire dans leur jeunesse.
Les millésimes dits classiques, tel que 2008, auront une acidité et minéralité plus marquées qui prolonge aussi la durée de vie des vins (et des blancs en particulier), alors que les millésimes très solaires comme 2009 sont souvent plus hétérogènes, produisant de très grands rouges de garde, mais aussi parfois des vins trop mûrs qui manqueront d’acidité sur le long terme. Mieux vaut, dans ce cas, s’en tenir au producteurs fiables et prendre le conseil d’un sommelier pour savoir comment évolueront ces vins en cave.

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Les plus beau Château en SauternesLa France est l’un des rares pays à produire une grande quantité de vins de garde en liquoreux en blanc. Faisons ensemble l’inventaire de ces terroirs exceptionnels.
Les liquoreux, moelleux, et demi-sec forment une famille de vins traditionnellement faits pour la garde du fait de leur quantité élevée de sucre résiduels.
Le Bordelais compte des appellations prestigieuses avec ces célèbres Sauternes, Barsac, et les cousins Monbazillac, Loupiac. Ce sont généralement des vins d’assemblage alliant notamment le Sémillon et le S
Plus au sud, le Jurançon moelleux réalisé à partir de Petit Manseng pourrait parfois rivaliser avec certains Sauternes. Ces vins peuvent vieillir selon les terroirs entre 8 et 50 ans.
La Val de Loire recèle d’excellentes appellations en moelleux et demi-secs. Parmi les plus prestigieuses : les Quarts de Chaume, Coteaux du Layon, Vouvray et Montlouis. Les vins sont tous issus du cépage Chenin et peuvent également prétendre à des potentiels de garde allant jusqu’à 50 ans.
L’Alsace est un grand fournisseur de vin moelleux et réclame une certaine éducation. C’est ici même une religion, car le sucre peut être apporté par le cépage (Gewurztraminer, Kaepferkop), la vendange tardive et la Sélection de Grains Nobles (Riesling, Pinot Gris ou Gewurztraminer) ou le classement (un Riesling Premier Cru sera généralement plus doux qu’un Riesling standard). Ces vins peuvent vieillir entre 10 et 30 ans.
Enfin, le Languedoc dispose de spécialités comme le Maury ou le Banyuls.
Les vins moelleux ou liquoreux accompagnent merveilleusement bien certains fromages persistants, les foie gras, la majorité des desserts, et la cuisine asiatique de type « sweet and sour».
Lorsqu’ils sont parfaitement vieillis on observe généralement une coloration plus foncée de leur robe.

Excellente dégustation.

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Ni trop tĂ´t ni trop tard, l'ouverture d'une bouteille est tout un art

Quand on a la chance d’avoir une cave de vin de garde on se pose régulièrement la question de savoir où en sont ses vins dans leur évolution. Sont-ils prêts à boire ? Puis-je encore attendre ? Avant quelle date dois-je les servir pour éviter de les voir passer.
Toutes ces questions sont difficiles à répondre pour un amateur : le vin est une matière vivante qui ne cesse d’évoluer. Il serait dommage de laisser mourir des vins de garde qui ont été acheté et conservés pendant des années. Alors comment savoir comment les vins ont évolué ?
L’évolution d’un vin dépendra d’abord de plusieurs facteurs :

  • Le code gĂ©nĂ©tique du vin : le terroir et la vinification confèrent au vin son aptitude au vieillissement.
  • Les conditions de conservation : tempĂ©rature, humiditĂ©, ventilation, absence de lumière et de pollution
  • Le millĂ©sime : en fonction des conditions climatiques, le raisin atteint un degrĂ© de maturitĂ© phĂ©nolique et les jus auront une concentration et une aciditĂ© plus ou moins Ă©levĂ©e, facteur de garde.

Alors pour savoir quelle est l’évolution résiduelle de ses vins, il faut connaître sa cave, ses vins et savoir donner une appréciation relative des millésimes.
Cavissima apporte une solution globale à la gestion de cave grâce à son sommelier qui surveille pour votre compte les vins. Des alertes sont créées pour savoir quand vos bouteilles arrivent en phase d’apogée. La gestion de cave est simplifiée : lorsque vos vins atteignent leur apogée (Best After), ils peuvent entrer dans votre cave de consommation immédiate. Il ne vous reste plus qu’à les servir en toute quiétude au moment le plus importun.

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Souvent la confusion est faite entre ces deux termes que sont œnologue et sommelier. Alors profitons-en pour clarifier le rôle de chacun.

Un œnologue est un consultant au service du vigneron ou du « wine maker ». Son champs d’intervention démarre au vignoble et se prolonge à la cave. Il propose et souvent participe aux décisions sur les modes de culture à adapter en fonction des cépages et des aléas climatiques, sur les dates de début de campagne des différents travaux à mener à la vigne. Puis il intervient comme conseil lors de toutes les étapes de la vinification jusqu’à la mise en bouteille : les œnologues ont une formation en biologie. Leurs avis sont parfois déterminants et conséquent. Certains œnologues ont une patte et pourraient se reconnaitre à la qualité des vins réalisés – on parle du style de Michel Rolland par exemple. Parfois certains œnologues ont leur propre laboratoire d’analyse, parfois ils sous-traitent cette fonction. La majorité des grands domaines ont un œnologue. Cette ressource partagée et généralement expérimentée permet d’éviter les erreurs et de profiter accessoirement d’une expérience mutualisée.

Le sommelier, lui est au service des consommateurs : son arme fatale, le tire-bouchon ne le quitte jamais. Son rôle est de présenter et de conseiller le client sur le choix d’un vin. Au restaurant, le sommelier assure le service du vin et la gestion de la cave. La cave d’un grand restaurant peut parfois s’élever à 100 000 bouteilles. Il faut la constituer de façon équilibrée avec des millésimes anciens et récents et des vins de différentes régions, suivre les maturités de chaque vin et dans chaque millésime. La cave doit vivre ! Parfois, le sommelier achète le vin directement auprès des domaines et négociants. Il est nécessairement sollicité par les vignerons et producteurs de vin, car c’est un préconisateur. Il procède à la sélection et réalise la carte des vins. Pour le service des vins, le sommelier dispose de compétences réelles dans l’accord mets-vin et guide au mieux le client dans son choix. Le vin se doit d’exalter le plat : c’est un domaine qui demande une réelle connaissance de la cuisine. D’ailleurs, le cursus de sommelier exige une formation préalable en cuisine ! Il existe plusieurs concours de sommelier, et les titres les plus prestigieux sont meilleur sommelier du monde, meilleur sommelier d’Europe, meilleur ouvrier-sommelier de France et meilleur sommelier de France. John Euvrard, le sommelier de Cavissima a été Premier Chef Sommelier chez Paul Bocuse et meilleur-ouvrier sommelier de France 2007.

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Un sol particulier

Qui ne connait pas le Bandol ? C’est le rosé roi de l’été et des vacances. Ce vin que certains domaines prestigieux comme OTT ou le Château de Pibarnon ont rendu célèbre au-delà de nos frontières. Le Bandol, c’est une appellation de 1,500 ha dans la région Provence. L’organisation syndicale locale est très active pour protéger les intérêts des quelques 56 producteurs locaux, imposer des normes strictes et les inciter à élever la qualité du vin. Ici, le Mourvèdre est le cépage dominant sur cette appellation ; celui-ci doit rentrer dans 50% minimum des cuvées de Rosé ou de Rouge. Le rosé représente 80% de la production des vins de Bandol. Les rouges sont généralement des vins de longue garde grâce aux sous-sols du Crétacés, ère secondaire à dominance calcaire.

Le domaine de Terrebrune (30 ha) est situé sur une anomalie géologique, puisque les sous-sols sont issus de très vieux calcaires de l’ère tertiaire, le Trias (idem au Château Petrus – Pomerol). Les roches en décomposition forment un socle idéal pour la vigne : elles retiennent merveilleusement bien l’humidité et laissent les racines s’enfoncer profondément jusqu’à 6 mètres.  Par endroit, on trouve des traces d’oxyde de fer. L’argile du sol constitue un complément idéal pour la culture des mourvèdres, cinsault et grenache. Ce terroir permet la production d’un vin d’une grande finesse dont la trame tannique est souvent moins forte que celle des Bandol rouges typiques.

"Les vignes regardent la mer"

Ce domaine situé à Ollioules, produit majoritairement du vin rouge (80% de la production du domaine). C’est un vin rouge de garde par excellence, avec un potentiel de vieillissement exceptionnel. Le mourvèdre entre pour 85% dans la composition du vin. Le Bandol est finalement l’appellation reine du vin de Mourvèdre.

Monsieur Delille nous emmène visiter ses vignes et  nous explique comment le Mourvèdre est un cépage complexe à cultiver, cépage à maturité tardive, délicat, capricieux et particulièrement sensible aux maladies de la vigne (mildiou et oïdium). Il réclame de l’humidité mais s’accommode de sécheresse estivale, de l’ensoleillement mais aussi de la fraicheur, etc. Ici les vignes regardent la mer, distante à moins de 4 kilomètres et ouvertes par une trouée, que le Mistral emprunte pour ventiler et sécher la plante. Ce mistral qui sèche les vignes de l’air marin et permet d’éviter justement les attaques de Mildiou.

A Terrebrune, on consacre la majorité des efforts à la vigne : « Il nous faut une matière première de haute qualité. La reconversion biologique a été réalisée assez tôt et le domaine en est pionnier dans l’appellation. Ce n’est pas chose facile », nous confie le patron des lieux : « il faut constamment surveiller la vigne, mais nous avons gagné en longueur et en finesse. Je cherche à faire des vins dans lesquels s’expriment le terroir. Cela passe par le respect du sol : nous faisons les labours à la main de sorte que les matières organiques soient les plus riches possibles ».

John Euvrard & M Delille

« La qualité passe par un contrôle des rendements que nous fixons entre 38 et 40 hl par ha. Nous pratiquons régulièrement les vendanges en vert sur chacun des cépages ».

S’agissant du réchauffement climatique, Monsieur Delille admet qu’il faut s’adapter, mais que globalement c’est un facteur favorable pour le Mourvèdre qui demande une relative chaleur en fin de saison, pour offrir un potentiel phénolique le plus élevé possible.

Car le domaine est spécialisé dans le vin de garde : l’élevage de 18 mois en foudre consiste en  une lente micro-oxygénation. L’oxygène fourni par le bois est cette fois-ci nécessaire pour fixer les matières colorantes et les tanins dans le vin.

La dégustation des vins du domaine :

Domaine de Terrebrune Blanc est un assemblage de clairette (50%), Ugni et Bourboulenc. Produit à hauteur de 10 000 bouteilles par an, c’est un vin de moyenne garde, parfaitement adapté pour les poissons grillés.

Le Domaine de Terrebrune Rouge dégustés dans les millésimes 2007, 2006, 2004 et 1994. Voir la vidéo de John Euvrard.

Le Domaine de Terrebrune Rosé dégusté dans les millésimes 2008 et 1997 (arômes de pain d’épice et de caramel au lait). Une sacré surprise.

Le domaine accueille les visiteurs sur visite. Un petit restaurant attenant au domaine vous permettra de déguster ces vins de gastronomie de la meilleure façon possible.

Delille à Bandol, quelle longueur !

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caviste shangaiCavissima a désormais un correspondant local à Shanghai en la personne de Patrick Tsu. Patrick Tsu, installé à Shanghai depuis 2004 est le gérant de la société WINE KNOT Ltd, spécialisée dans la vente de vins fins principalement européens.

A l’occasion du lancement, je me suis rendu à Shanghai pour promouvoir aux côtés de Patrick Tsu le concept de Constitution de Cave en ligne auprès des expatriés français. Nous avons présenté le site et la cave en ligne et animé deux dégustations de produits de  Cavissima les Vendredi  11 et Samedi 12 Juin. Les vins, de millésimes récents, provenant de plusieurs régions ont été gracieusement fournis par nos partenaires : le château l’Arrosée (Saint Emilon Grand Cru), le domaine Le Roc (Fronton), Le château de Fosse Sèche (Saumur), le domaine Fayolle (Croze Hermitage), Le domaine Les Loges de la Folie (Montlouis), et le domaine Thibert Père et Fils (Fuissé). Une fois de plus, l’exercice a permis de vérifier la grande qualité et le potentiel de garde de chacune des références proposées à la boutique : une dégustation en aveugle d’un Fayolle 2003 fût l’un des temps fort de l’exercice.

Plusieurs clients ont ouvert des caves et reçu en cadeau supplémentaire le magnum de Pouilly Fuissé de Thibert Père et Fils. Le concept de la a visiblement séduit les expatriés : la sélection de vins exceptionnelle, le stockage des vins dans un chai sécurisé en Bourgogne, la gestion en ligne de la cave et le conseil permanent sur le potentiel de garde des vins sont autant de services appréciés par les français de l’étranger.  Qui ne rêve pas en fait d’avoir avec soit un sommelier à la boutique et un sommelier dans sa cave pour surveiller l’évolution des crus ?

A Shanghai, les bars à vins se multiplient et l’offre de grands crus est de plus en plus importante, même si la faveur est donnée aux Bordeaux. La disponibilité dans les vins d’autres régions est plus limitée. Naturellement les vins sont taxés et la distribution est chère. Il faut compter environ 50 à 100% de plus qu’en France !

Thierry Goddet
Président Cavissima S.A.S.

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