Archive pour la catĂ©gorie ‘Producteurs’

Découvrez à travers cette vidéo l’histoire atypique du domaine de Trévallon. Situé sur la commune de Saint-Etienne-du-Grès, dans le département des Bouches-du-Rhône ce domaine, jouissant aujourd’hui d’une très belle renommée travaille un cépage de qualité.

Apprenez notamment pourquoi Eloi Dürrbach a décidé il y a plusieurs années de planter du cabernet sauvignon et de la syrah à Trévallon ? Et en quoi il est différent ?

Tout comme John Euvrard vous êtes séduit par cette histoire, rendez-vous sur la boutique de Cavissima pour découvrir les vins du domaines du Trévallon.

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La Salle des Marbres du Château Haut-Brion

Mercredi 6 Avril 2011, nous franchissons les portes du Château Haut-Brion pour la dégustation des primeurs 2010. Il fait une chaleur de plomb en Pessac Léognan. Deux ravissantes hôtesses sortent de l’ombre pour nous accueillir alors que nous garons la voiture sur le parking proprement ratissé.

Nous sommes introduits dans un salon du deuxième étage – la salle des Marbres. Le décor est somptueux : boiseries, luminaires, porcelaine et grands flacons. Tout respire ici le luxe tranquille, raffinement et élégance. Les fenêtres s’ouvrent sur le vignoble de parts en parts. Nous sommes dans le domaine le plus prestigieux de Pessac Léognan classé 1er Cru dans le classement de 1855.

Le Château Haut-Brion a racheté, il ya quelques années son voisin le Château La Mission Haut-Brion. Une route sépare les deux domaines qui bénéficient du même traitement à la vigne comme à la vinification.
Notre hôte entre quelques instants plus tard, c’est Monsieur Jean Philippe Masclef, œnologue et Maitre de Chai. Nous sommes quatre invités pour cette séance.

7 vins seront dégustés en Primeur 2010, dont :

  • La Chapelle de la Mission Haut-Brion, rouge : 27% de Merlot, 47% de Cabernet Sauvignon, 26% de Cabernet Franc
  • Le Clarence de Haut-Brion, rouge : 52% de Merlot, 36% de Cabernet Sauvignon, 10% de Cabernet Franc et 2% de Petit Verdot
  • Le Château La Mission Haut-Brion, rouge : 37% de Merlot, 62% de Cabernet Sauvignon, 1% de Cabernet Franc
  • Le Château Haut-Brion , rouge : 23% de Merlot, 57% de Cabernet Sauvignon, 20% de Cabernet Franc
  • La ClartĂ© de Haut-Brion, blanc : 83% de SĂ©millon, 17% de Sauvignon
  • Le Château La Mission Haut-Brion, blanc : 81% de SĂ©millon, 19% de Sauvignon
  • Le Château Haut-Brion, blanc : 46% de SĂ©millon, 54% de Sauvignon

Je laisserai le soin aux spécialistes de commenter la dégustation, mais tous les vins rouges affichent douceur, fraîcheur, équilibre, minéralité et jolie concentration. Le Haut-Brion exhale des parfums de fruits frais. J’ai eu un coup de cœur pour le Haut-Brion blanc, d’un équilibre parfait entre fraîcheur et acidité et des arômes légers de pamplemousse.

Quels sont les secrets du 2010 ?

En rouge, il s’agit d’un millésime pour lequel nous avons voulu privilégier le Cabernet Sauvignon. Les baies de Cabernet ont été vendangées en pleine maturité phénolique assez tardivement. C’était une bonne nouvelle, car les Merlot ont souffert dès la floraison de pluies (coulure), et les jeunes vignes de la forte sécheresse estivale. La vendange de Merlot était plus faible cette année. Par chance, les Cabernets d’une très belle allure ont pu soutenir le vin par une puissance et une rare élégance. Le millésime 2009 contenait 39% de Merlot sur le grand vin de Haut-Brion contre 23% cette année.
L’une de nos grandes décisions, fut de maintenir une proportion non négligeable de Cabernet Franc. Ce cépage apporte la réserve de fraîcheur et le croquant que vous avez pu remarquer.
Le vin est dans son ensemble légèrement plus riche en alcool (+0,2°C) qu’en 2009, mais pour autant mieux équilibré. Le rapport entre l’acidité et l’alcool est plus favorable sur le millésime 2010, ce qui nous pousse à penser qu’il aura une plus longue garde.

Que se passe-t-il au Château ?

Notre mode de culture est en agriculture raisonnée. Notre chef de culture porte un soin intense aux vignes. Tous les ans, nous replantons 1 ha de vignes sur les 80 ha du domaine. Nos vignes sont par conséquence relativement âgées.
Il y a quelques années, nous avions travaillé sur un programme de sélection clonale destiné à augmenter la concentration des vins. A présent, nous engageons une réflexion et des travaux de recherches pour diminuer la concentration et obtenir un degré d’alcool plus bas. Le réchauffement climatique est réel et nous devons adapter la vigne à ce changement. Nous avons remarqué que la date de vendange n’avait pas un réel impact sur l’acidité de nos vins, le facteur de garde par excellence. Le travail de la vigne ne sera pas suffisant. Il se peut qu’on fasse machine arrière sur les sélections clonales; nous sommes en pleine réflexion.

Comment se protège-t-on de la falsification ?

La falsification n’est pas un réel problème à Haut-Brion. En effet, depuis le millésime 1958, nous avons introduit la forme bien particulière de la bouteille désormais illustre « Château Haut-Brion », et c’est déjà un premier frein à la copie. Cette bouteille est désormais généralisée à tous les contenants. Puis, nous avons introduit le gravage laser, la capsule collée et une étiquette sécurisée en papier spécial. Nous sommes par conséquent les seuls à pouvoir authentifier une bouteille de notre Château.

Comment explique-t-on le style Haut-Brion ?

Le sol, le sous-sol et le climat sont les réponses immédiates de notre interlocuteur. Mais nous avons nos petits secrets. Nous sommes l’un des rares domaines à élever nos vins rouges après les avoir assemblés. Il s’agit d’un pari que nous prenons chaque année. Cela permet aux vins d’avoir une signature propre ! Nous en sommes fiers !

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Un sol particulier

Qui ne connait pas le Bandol ? C’est le rosé roi de l’été et des vacances. Ce vin que certains domaines prestigieux comme OTT ou le Château de Pibarnon ont rendu célèbre au-delà de nos frontières. Le Bandol, c’est une appellation de 1,500 ha dans la région Provence. L’organisation syndicale locale est très active pour protéger les intérêts des quelques 56 producteurs locaux, imposer des normes strictes et les inciter à élever la qualité du vin. Ici, le Mourvèdre est le cépage dominant sur cette appellation ; celui-ci doit rentrer dans 50% minimum des cuvées de Rosé ou de Rouge. Le rosé représente 80% de la production des vins de Bandol. Les rouges sont généralement des vins de longue garde grâce aux sous-sols du Crétacés, ère secondaire à dominance calcaire.

Le domaine de Terrebrune (30 ha) est situé sur une anomalie géologique, puisque les sous-sols sont issus de très vieux calcaires de l’ère tertiaire, le Trias (idem au Château Petrus – Pomerol). Les roches en décomposition forment un socle idéal pour la vigne : elles retiennent merveilleusement bien l’humidité et laissent les racines s’enfoncer profondément jusqu’à 6 mètres.  Par endroit, on trouve des traces d’oxyde de fer. L’argile du sol constitue un complément idéal pour la culture des mourvèdres, cinsault et grenache. Ce terroir permet la production d’un vin d’une grande finesse dont la trame tannique est souvent moins forte que celle des Bandol rouges typiques.

"Les vignes regardent la mer"

Ce domaine situé à Ollioules, produit majoritairement du vin rouge (80% de la production du domaine). C’est un vin rouge de garde par excellence, avec un potentiel de vieillissement exceptionnel. Le mourvèdre entre pour 85% dans la composition du vin. Le Bandol est finalement l’appellation reine du vin de Mourvèdre.

Monsieur Delille nous emmène visiter ses vignes et  nous explique comment le Mourvèdre est un cépage complexe à cultiver, cépage à maturité tardive, délicat, capricieux et particulièrement sensible aux maladies de la vigne (mildiou et oïdium). Il réclame de l’humidité mais s’accommode de sécheresse estivale, de l’ensoleillement mais aussi de la fraicheur, etc. Ici les vignes regardent la mer, distante à moins de 4 kilomètres et ouvertes par une trouée, que le Mistral emprunte pour ventiler et sécher la plante. Ce mistral qui sèche les vignes de l’air marin et permet d’éviter justement les attaques de Mildiou.

A Terrebrune, on consacre la majorité des efforts à la vigne : « Il nous faut une matière première de haute qualité. La reconversion biologique a été réalisée assez tôt et le domaine en est pionnier dans l’appellation. Ce n’est pas chose facile », nous confie le patron des lieux : « il faut constamment surveiller la vigne, mais nous avons gagné en longueur et en finesse. Je cherche à faire des vins dans lesquels s’expriment le terroir. Cela passe par le respect du sol : nous faisons les labours à la main de sorte que les matières organiques soient les plus riches possibles ».

John Euvrard & M Delille

« La qualité passe par un contrôle des rendements que nous fixons entre 38 et 40 hl par ha. Nous pratiquons régulièrement les vendanges en vert sur chacun des cépages ».

S’agissant du réchauffement climatique, Monsieur Delille admet qu’il faut s’adapter, mais que globalement c’est un facteur favorable pour le Mourvèdre qui demande une relative chaleur en fin de saison, pour offrir un potentiel phénolique le plus élevé possible.

Car le domaine est spécialisé dans le vin de garde : l’élevage de 18 mois en foudre consiste en  une lente micro-oxygénation. L’oxygène fourni par le bois est cette fois-ci nécessaire pour fixer les matières colorantes et les tanins dans le vin.

La dégustation des vins du domaine :

Domaine de Terrebrune Blanc est un assemblage de clairette (50%), Ugni et Bourboulenc. Produit à hauteur de 10 000 bouteilles par an, c’est un vin de moyenne garde, parfaitement adapté pour les poissons grillés.

Le Domaine de Terrebrune Rouge dégustés dans les millésimes 2007, 2006, 2004 et 1994. Voir la vidéo de John Euvrard.

Le Domaine de Terrebrune Rosé dégusté dans les millésimes 2008 et 1997 (arômes de pain d’épice et de caramel au lait). Une sacré surprise.

Le domaine accueille les visiteurs sur visite. Un petit restaurant attenant au domaine vous permettra de déguster ces vins de gastronomie de la meilleure façon possible.

Delille à Bandol, quelle longueur !

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L’année 2010 serait-elle une année d’exception ?

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Avec le réchauffement climatique, les dates de vendanges s’étaient généralement avancées de 15 jours, mais cette année, la tendance ne se confirme pas,  nous sommes revenus à des cueillettes conformes à ce qui se faisait autrefois.

En effet la nature avait pris du retard dès le Printemps dans les régions vinicoles françaises. L’hiver fût assez rigoureux avec souvent plusieurs épisodes neigeux.  Le Printemps fût dans l’ensemble  assez humide et la floraison ne s’est pas toujours bien déroulée. La coulure est un accident assez grave : la pluie empêche la fécondation par le pollen et cela a pour objet de priver la plante de fruits. Les vignes ont réclamé un soin particlier pour prévenir et traiter contre les attaques de Mildiou et d’Oïdium. L’été ne fût ni trop chaud, ni trop humide, et  la majorité des vignerons que nous avons interrogés fin Juillet étaient finalement assez perplexes sur la qualité du raisin à venir.

Fort heureusement le mois de Septembre fût chaud dans l’ensemble, permettant le développement d’une très belle maturité et une belle concentration des baies. L’effeuillage pratiqué dans les régions où le cépage est tardif permet au rayonnement UV et à la chaleur d’avant vendange d’affiner le système foliaire d’assurer au fruit la maturité phénolique attendue.

Le ban des vendanges, une tradition qui remonte au Moyen-Age

On a effectivement vendangé plus tard cette année, puisque celles-ci se seront déroulées entre Septembre et Octobre (sauf bien sûr pour les raisins botrytisés). En France, la cuillette démarre à « la levée du ban des vendanges ». C’est la Préfecture et un représentant de l’INAO qui fixent pour chaque appellation la date lorsqu’ils estiment que le degré de maturité du raisin est suffisant pour produire un vin de qualité. De nos jours,  un vigneron peut demander une dérogation pour démarrer la vendange plus tôt s’il le juge nécessaire. Certaines parcelles arrivent parfois à maturité plus tôt que prévu selon les conditions climatiques, ou bien le vigneron peut simplement redouter des orages de pluie, de grêle ou un phénomène de pourriture.

Le vigneron à l’approche des vendanges surveille la météo, sillonne ses différentes parcelles et détermine sa stratégie de cueillette : il fixe la date de début des vendanges et le planning pour chaque parcelle.  L’idéal étant de vendanger à température modérée et sous le soleil. Un soin particulier est apporté au raisin pour qu’il arrive à la cuverie dans les meilleures conditions  et chaque vigneron a son petit secret. De plus en plus, il fait l’objet d’un tri pour éliminer les baies ouvertes et celles qui présentent un peu de pourriture. Rappelons que pour faire un vin de qualité avec une bonne garde, on cherchera à obtenir un équilibre entre un degré alcool ni trop faible, ni trop élevé, une bonne acidité pour la garde, et pour les rouges des peaux et des pépins bien fermes et bien mûrs pour la production de beaux tannins.

Où en sont les vendanges au 1er Octobre dans les régions vinicoles Françaises ?

Cavissima a fait pour vous un survol rapide de quelques uns de ses fournisseurs. Voici ce qu’il en résulte :

En Bordeaux, les vendanges sont tardives cette année. Seuls les Merlot ont été ramassés en Margaux et Saint Julien. Les Cabernet Sauvignon, dont la maturité est plus tardive sont d’une très belle concentration, et des rosées matinales sont espérées pour faire gonfler les baies toutes prêtes à être cueillies. De façon générale, on s’attend à une très belle qualité pour le 2010. A suivre !

En Bourgogne, les rendements étaient faibles cette année et les vendanges se sont achevées le 1er Octobre au Domaine Bouchard Père et Fils. On a cueilli des petits grains, certes, mais d’une belle maturité. La qualité était assez homogène sur les 130 hectares du domaine. Les blancs sont très parfumés et les rouges ont une couleur somptueuse.

En Côte Rôtie, on est plutôt heureux. 2010 est une récolte exceptionnelle tant en quantité qu’en qualité : de belles grappes, à pleine maturité arrivant sur la table de tri en parfait état sanitaire. Les vendanges durent un peu plus longtemps et devraient se terminer le 6 Octobre au Domaine Bonserine. Les parcelles n’ont pas mûris en même temps cette année.

Au Domaine Muré à Rouffach (Alsace), on se réjouit également malgré une petite récolte. Les premiers moûts sont goutés et le vin aurait une très belle acidité sans pour autant être trop alcooleux. Les vendanges ont

démarré le 13 Septembre avec les blancs à Crémant, puis c’était le tour des Pinot Noir, des Pinot Gris, puis des Riesling et enfin des Gewurztraminer par collectes successives : les raisins sont beaux. Une seule ombre au tableau : il n’ ya aura quasiment pas de Muscat, cépage trop sensible à la coulure.

A Bandol, c’est le soulagement qui domine. « Cela s’est joué sur le fil », nous explique Mr Delille du Domaine de Terrebrune. « Nous redoutions la pluie annoncée par la météo, et bien heureusement nous avons eu soleil et mistral pour sécher les Mourvèdres. Les vendanges seront terminées le 6 octobre et la qualité s’annonce très bonne tout comme les 2009, 2008, 2007 et 2006 d’ailleurs ! Nous avons malgré tout dû trier les raisins et éliminer ceux dont l’état sanitaire était jugé insuffisant ».

Au Château de Fosse Sèche dans l’appellation Saumur, on a vendangé les Chenin le 27 Septembre un petit peu plus tôt que prévu car la pluie était redoutée et les raisins auraient pu souffrir de pourriture. Les moûts ont été goutés et permettent d’apprécier déjà un bel équilibre entre acidité et alcool. On attend, non sans impatience, le 5 Octobre pour commencer la vendange des Cabernet Franc : les grappes sont bien aérées, les raisins en bon état sanitaire et la peau est d’ores et déjà bien épaisse. La prudence est de mise mais l’espoir d’un très beau millésime avec cette belle matière première est réel.

Enfin, à Fuissé, les vendanges sous le soleil des 80 parcelles du Domaine Thibert se sont terminées le 27 Octobre. Les moûts dégustés laissent espérer un joli vin avec beaucoup de caractère. Ce sera un millésime de garde pour les Pouilly Fuissé, Pouilly Vinzelles et autres Macon !

C’est à présent aux vignerons, maitres de chai et œnologues d’entrer dans le jeu : la cuveri est en effervescence, c’est l’heure des vinifications avec de nouvelles décisions à prendre…. A suivre !

ThierryGoddet

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millesime 2009La question s’impose d’autant que Bordeaux fait grand écho de ce millésime à l’occasion de sa campagne des primeurs. Alors qu’en est il des différentes régions et allons nous trouver des grandes gardes sur ce millésime ?

Des critiques unanimes

A Bordeaux, les critiques sont unanimes et les vins de Cabernet Sauvignon et de Cabernet Franc sont d’une qualitĂ© exceptionnelle. C’est donc la « rive droite », c’est-Ă -dire principalement les Haut MĂ©doc, Saint Julien, Saint Estèphe, Margaux, Pauillac et Moulis qui offriront des vins prestigieux avec 20 Ă  25 annĂ©es de potentiel de garde !

2009 est Ă©galement une très très grande annĂ©e pour la quasi-totalitĂ© des liquoreux de France : Sauternes, Monbazillac, Jurançon, Coteaux du Layon, Quart de  Chaume, Vouvray, Montlouis, Muscat d’Alsace, Pinot Gris d’Alsace,  Muscat de Corse. De la mĂŞme façon tous les vins doux naturels du Roussillon  sont excellents : Banyuls, Maury et Rivesaltes.

Côté Vallée du Rhône, on notera que le climat a pu sourire et favoriser les Hermitage (rouge et blanc) et les Saint Joseph du sud de l’appellation.

Une excellente maturité du fruit

Puis d’une façon générale, le climat chaud et sec de l’été 2009 a permis à certains cépages d’atteindre une excellente maturité du fruit, mais surtout des pépins et des peaux. C’est la bonne maturité de ces phénols qui génère une concentration tannique de bonne qualité et assure au vin rouge un fort potentiel de garde.  Les  vins de cépages Cabernet Franc (ex : Chinon, Saumur, Saumur Champigny), de cépage Gamay (Beaujolais), de cépage Mourvèdre et Carignan (Roussillon, Provence, Languedoc) sont ainsi ceux qui profitent de la chaleur.

Enfin, pour les blancs secs, les vignes exposées sur des terroirs plus frais (sous sol calcaire, altitude ou exposition mois ensoleillée) vont donner des vins de grande qualité. C’est la cas notamment des Chablis et des Corton en Bourgogne.

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maison bouchard

Dégustation à la maison Bouchard Père & Fils

A l’occasion du lancement du site internet de la sociĂ©tĂ© Cavissima, la Maison Bouchard a reçu le 14 DĂ©cembre dernier, un quinzaine d’amateurs et nĂ©ophytes pour une après midi de rĂŞve au Château de Beaune.

Parmi les invitĂ©s plusieurs clients, des partenaires et des actionnaires de Cavissima. Citons notamment Florian Hamzij et Matthieu Bouquet, respectivement GĂ©rant et Chef de Projet de la sociĂ©tĂ© DĂ©diservices, dĂ©veloppant le site web de Cavissima, Renaud Venet, Chef de Projet RĂ©fĂ©rencement chez CybercitĂ©, Olivia Cuir, gĂ©rante de l’agence de Presse Esprit des Sens, Nicolas Walionis, directeur adjoint Ă  la Banque Populaire Loire et Lyonnais, Maryse Badel et Philippe Delorme, du cabinet Lyon Juriste, et Anne Goddet, Carlos Teixeira, Ignacio Velasco, Bernard Gubian et Gilles Guerrini . La dĂ©gustation de grands crus Ă©tait orchestrĂ©e d’un nez avisĂ© par Yann Eon, directeur commercial de la maison Bouchard Père & Fils, assistĂ© de John Euvrard (Meilleur Ouvrier Sommelier de France 2007), le sommelier de Cavissima.

L’après midi a commencĂ© par la visite du Château de Beaune, siège de la Maison Bouchard, oĂą les convives ont pu dĂ©couvrir les 3Km de couloirs sous-terrains ornĂ©s de plus de 3 millions de bouteilles, dont les plus anciennes remontent Ă  1846. Plus d’une dizaine de milliers de ces vieux millĂ©simes de l’avant-philoxera sont ainsi conservĂ©s et font l’objet d’un soin prĂ©cieux : changement du bouchon et mise Ă  niveau tous les 30 ans.

La maison Bouchard Père et Fils a Ă©tĂ© fondĂ©e en 1731. A ce jour, c’est le plus grand domaine de la Bourgogne avec 130 ha de vignes, lorsque son second, les très cĂ©lèbres Hospices de Beaune, n’en comptent que 65 ! Le propriĂ©taire, le cĂ©lèbre producteur de Champagne Henriot, a rĂ©alisĂ© en 2005, un investissement de 15 millions d’euros dans une cuverie et des chais modernes Ă  Savigny-les-Beaune. Le domaine est en croissance permanente.

La Maison Bouchard, fort de ses 12 Grands Crus, et de ses 74 Premiers Crus, s’est donnĂ©e comme consigne l’exigence au service du terroir. Elle produit 60% de blancs (cĂ©page Chardonnay) et 40% de rouges (cĂ©page Pinot Noir). Ici, chaque parcelle sera vinifiĂ©e indĂ©pendamment avec un soin particulier pour laisser s’exprimer ce que le terroir peut offrir de mieux. Les Ă©levages se font avec un minimum de chĂŞne pour concentrer l’arĂ´me sur son fruit et sur sa fraĂ®cheur.

L’heure de la dĂ©gustation arrivant, les invitĂ©s se sont dirigĂ©s Ă  l’intĂ©rieur du Château de Beaune . La dĂ©gustation commence par une sĂ©rie de trois vins blancs de Chablis du domaine William Fèvre, propriĂ©tĂ© de la maison.

  • le Chablis 2008,
  • le Chablis Montmains Premier Cru 2007 et
  • le Chablis Bougros en CĂ´te Bouguerots Grand Cru 2007.

Puis, la dégustation des vins rouges de Côte de Beaune et de Côte de Nuits :

  • le CĂ´te de Beaune-Villages 2006,
  • le Beaune du Château Rouge Premier Cru 2006, assemblĂ© avec des raisins issus de 17 parcelles en Premier Cru. Ce vin harmonieux et bien Ă©quilibrĂ© s’exprime avec tendresse et dĂ©livre un bouquet garni d’arĂ´mes Ă©picĂ©es et poivrĂ©es.
  • le Volnay Caillerets Ancienne CuvĂ©e Carnots 2006, pourrait mĂ©riter un titre de Grand Cru, tant il exhale une bouche riche, complexe et voluptueuse sur des arĂ´mes de fruits mĂ»rs et d’Ă©pices.
  • le Nuits-Saint-Georges Les Cailles Premier Cru 2006, l’une des plus belles parcelles de l’appellation, dĂ©livre un vin charnu et plein, aux tannins Ă©lĂ©gants et soyeux. C’est un pur cocktail de fruits noirs et d’Ă©pices.
  • le Corton Grand Cru 2006, le seul Grand Cru de l’appellation CĂ´te de Beaune, offre un Ă©quilibre parfait entre puissance et Ă©lĂ©gance.

La dĂ©gustation s’est ensuite poursuivie avec 5 vins blancs de la CĂ´te de Beaune:

  • un Bourgogne Blanc Reserve « Les Coteaux des Moines » 2007,
  • un Beaune du Château Blanc Premier Cru 2007, issu de 4 parcelles en Premier Cru rĂ©vèle toute l’Ă©lĂ©gance des Beaune blancs : bouquet de fleurs et de fruits, palis parfumĂ© et subtilement enveloppĂ©.
  • un Puligny -Montrachet Les Champs-Gain Premier Cru 2007, rĂ©putĂ© pour son onctuositĂ© et sa puissance. Il Ă©quilibre Ă  merveille le moelleux et le corps.
  • un Meursault Genevrières Premier Cru 2007, au raffinement et Ă  l’Ă©lĂ©gance distincte de ce climat. Ce vin voluptueux possède un ressort typique et inimitable.
  • un Corton-Charlemagne Grand Cru 2007, sans doute l’un des meilleurs vins blanc du monde, est le plus septentrional des vignobles de le CĂ´te de Beaune. Le nez intense aux notes minĂ©rales laisse la place Ă  un vin riche, doux , soyeux et puissant d’une puretĂ© et d’une prĂ©cision aromatique exceptionnelle. C’est un instant magique…. les papilles sont imprĂ©gnĂ©es durablement d’un velours de bonheur et de sĂ©rĂ©nitĂ©.

Comme sur le site internet de Cavissima des cadeaux furent distribuĂ©s. Chacun des visiteurs a pu recevoir ainsi un coffret de Savigny-les-Beaune Premier Cru Les Lavières 2007. L’une des sĂ©lections de John Euvrard Ă  la boutique Cavissima. (Best After 2010 et Best After 2012).

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