Archive pour la catégorie ‘Réflexions’

vin de gardeLa France a une chance inouïe de compter dans ses vignobles des grands crus ou des crus aptes pour la garde.
La garde
, c’est la capacité donnée à un vin de se « bonifier » dans le temps.
Regardons ensemble les 4 conditions qui vont permettre à un vin de se ranger dans cette catégorie « Vin de Garde ».

La géologie.

La composition des sols et sous-sols est déterminante. Les racines vont puiser en profondeur et se nourrir des substances micro-biologiques apportées par l’ensemble sol et sous-sol. Les socles granitiques, schisteux et mica-schisteux ainsi que les sols calcaires offrent d’excellentes dispositions à la vigne. Des sols riches en autres minéraux, comme le manganèse confèrent au vin une noblesse aromatique.

Le cépage.

Certains cépages sont aptes au vieillissement. Parmi eux, les cabernet-sauvignon, merlot, syrah, mourvèdre et pinot noir sont disposés à la production de vin de garde rouge. Pour les blancs secs, les chardonnays, chenin, gewurztraminer et riesling donnent naissance à des vins aptes à la garde positive.

La topologie et le climat.

Des vignes de coteaux ou en terrasses profitant d’un généreux ensoleillement pourront donner naissance à un fruit mûr. C’est avec cette matière première que le vigneron pourra élaborer un vin de garde. De même, le drainage d’un terrain est essentiel, ainsi que le climat. Ce dernier doit particulièrement être adapté à la culture du cépage choisi. Le Pinot Noir est bien adapté au climat continental, alors que le chenin pourra trouver ses lettres de noblesse avec un climat plus océanique.

La vinification et notamment l’élevage.

Pour faire un vin destiné à mûrir lentement et à se bonifier, il est impératif de procéder à un élevage de longue durée en fûts ou demi-muids. L’élevage organise une lente micro-oxygénation du vin. Il faudra alors équilibrer ce long passage en fût par un long passage en bouteille ; comme si l’absence d’oxygène dans la bouteille était une réponse à la lente oxydation en fût.

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Agriculture biologique

Ne mélangeons pas tout ! Si la mention « Vin Bio » fait l’objet d’une certaine réserve de notre part, il n’en est pas de même s’agissant des vins issus de l’agriculture biologique. En voici une explication !

Dans les années 60, les fabricants d’engrais ont mis en place des campagnes marketing et commerciales extraordinaires pour organiser la promotion des pesticides et fertilisants chimiques.  Les méthodes étaient géniales, car elles permettaient d’avoir un rendement assuré (ou presque) avec des traitements assez simples. Fini les labours et les passages incessants. La mécanisation permettant aux vignes d’être traitées contre les pucerons, mauvaises herbes, champignons, etc.

De nos jours, l’ensemble des populations qui cultivent les vignes sont conscientes des limites et des ravages provoqués par l’agriculture dite industrielle. Les écoles et organismes de formation, les chambres d’agriculture, les syndicats professionnels, et autres organismes se chargent d’informer et d’instruire les vignerons et viticulteurs pour mettre en place des méthodes plus en rapport avec l’écologie. On parle alors d’agriculture raisonnée ou d’agriculture biologique. Nous sommes tous gagnants sur cette évolution. La mise en œuvre  d’engrais et pesticides chimiques appelle une augmentation continuelle des doses. Les terrains sont gorgés de substances que le ruissellement naturel n’arrive plus à éliminer.

Ici encore, nos discussions dans le vignoble français, nous permettent d’affirmer que la quasi-majorité des producteurs de vin de qualité (et notamment de vin de garde) ont réalisé, sinon entamé une reconversion ! Certains terroirs se prêtent mieux que d’autres à l’application de ces méthodes appelées Agriculture Raisonnée (Label Terra Vitis), Agriculture Biologique (Label Ecocert) et Agriculture en Biodynamie (Label Demeter).

Une large partie des vignobles de Champagne, de la Loire, les Grands Châteaux du Bordelais sont passés à l’agriculture biologique, et pour certains d’entre eux à la biodynamie. L’inéluctable  contagion se propage.

De façon générale, les producteurs de vin en pratiquant une agriculture biologique ont vu une amélioration sensible de la qualité de leur produit fini. Les labours et les lignes d’herbe que l’on voit repousser entre les rangées de vignes forcent les racines à puiser plus profondément dans le sol.  Les racines s’enfonçant profondément vont chercher dans le sous-sol  ce qu’ils trouvent de mieux et chargent le fruit en matière concentrée. Les coccinelles et papillons sont de retour et s’occupent d’éliminer les pucerons et autres matières vivantes nuisibles à la vigne…. La vie est de retour et le vin meilleur – il redevient encore plus le reflet d’un sous-sol et d’un terroir.

Mieux encore, les terres sont plus aérées et la rétention d’eau ou d’humidité est supérieure. Les sols se protègent mieux des stress hydriques que nous réserve le réchauffement climatique.

Last, but not least, les engrais de substitution coûtent moins cher que les engrais chimiques. Mais s’agissant d’un bilan économique, il convient de rester prudent. La mise en œuvre d’une agriculture « écologique » exige souvent une présence plus significative dans la vigne et des couts de main d’œuvre plus élevés.

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Tous les amateurs de vins qui rêvent d’une cave souhaitent généralement avoir à portée de main la cave et les bouteilles, sorties des cartons et joliment alignés dans les racks. Et pourtant de plus en plus de services de stockage mutualisé pour bouteille de vins sont proposés au consommateur ? Regardons plus précisément l’intérêt pour le particulier de ce genre de service .

1. La sécurité tout d’abord : le vin et surtout les grands crus sont des produits faciles à revendre. Selon les compagnies d’assurance que nous avons interrogés, les « serial-buyers » de vins et de grands crus sont tôt ou tard identifiés. Ils deviennent une cible par des bandes organisées. La cave à vin doit à présent faire l’objet d’une assurance spécifique, car les compagnies d’assurance sont de plus en plus réticentes pour assurer un stock de produit difficile à évaluer – tant en quantité qu’en valeur. Si un cambrioleur entre dans votre résidence pour la cave à vin, il n’en profite pas moins pour visiter les autres pièces.

2. La place : on peut tout d’abord avoir envie de se constituer une cave sans avoir la place. Ceci est d’autant plus vrai pour les expatriés au départ qui quittent leur résidence. Que faire des bouteilles ? Ou les stocker de façon sécurisée ? C’est également vrai des citadins qui n’ont pas de cave pour entreposer les bouteilles, et enfin de tous les quadragénaires qui se séparent de leur conjoints et doivent réduire la taille de leur habitation.

3. La qualité de conservation : avec le réchauffement climatique et les variations brutales de la météo, une grande majorité de caves de propriétaires de maisons particulières deviennent de moins en moins adaptées à la conservation. Or les vins de garde, n’aiment ni les variations de température, ni les températures supérieures à 18°C : ce sont des facteurs de vieillissement prématuré, qui altèrent profondément le vin, ses arômes, sa structure, etc.. Les vins blancs et les pinots noirs sont encore plus sensibles que les autres. La bonification d’un vin dépend étroitement de la qualité des conditions de conservation.

Confier le stockage de ses vins sur un chai de garde professionnel, permet de ne conserver chez soi que les vins de consommation immédiate – à moindre valeur, et à plus forte rotation. Il n’est plus nécessaire, dans ces conditions, de contracter une assurance spécifique. Les grands crus que vous achetez vieillissent progressivement dans les meilleures conditions de bonification : vous pourrez les sortir au fur et à mesure de vos besoins et les déguster quand ils sont au meilleur de leur potentiel.

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De nombreux clients nous réclament des vins bio et souhaitent d’ailleurs que nous ayons une rubrique Vins Bio à la boutique.

Nous comprenons bien la finalité et l’intérêt du consommateur pour ce produit. Mais comment voyons-nous la chose chez Cavissima ?

Tout d’abord, il convient de noter que l’INAO a annoncé la préparation d’une toute première version de ce qui sera le cahier des charges de la norme  « Vin Bio » !  En effet à ce jour n’importe qui peut déclarer son vin, sous ce vocable, les règles ne sont pas encore définies. Les seules normes Bio qui existent s’attachent à la viticulture. Nous le verrons plus loin.

Souvent une confusion est faite entre  « Vin Bio » et « Vin Naturel ». Pour déclarer son « Vin Naturel », un producteur de vin doit nécessairement éviter l’ajout de sulfites. Les sulfites sont des substances que l’on retrouve à l’état naturel dans le vin, mais une concentration plus importante permet de « stabiliser » le vin. C’est un antiseptique et un antioxydant qui retarde le vieillissement prématuré du vin.  Il n’existe pas de substitut moins toxique à cet agent qui a, de tous les temps été utilisé. Autrefois les vins trop sulfités étaient responsables d’un mal de crâne.

Il faut noter, que depuis une bonne dizaine d’année, la quantité de sulfites mise en œuvre dans les vins de qualité supérieure (AOC, IG, etc.) a été fortement réduite.  Ces vins  font à présent l’objet de travaux menés par des œnologues et des laboratoires. D’une part, on a appris à mieux en doser la quantité, d’autre part on sait mieux quand l’introduire et comment le combiner au vin pour  optimiser son efficacité. Aujourd’hui  la mention « contains sulfites » ou « contient des sulfites » est obligatoire. Un logo représentant une femme enceinte est associé à cette mention. La contre-étiquette servira souvent à loger ces indications.

Notons bien que les mêmes sulfites se retrouvent dans les produits alimentaires sous un numéro E220, dans des proportions équivalentes à celles du vin, et que pour ces produits la mention « contient des sulfites » n’est pas obligatoire sur l’emballage !

A mon goût, un vin sans sulfite est rarement bon. Imaginez du pain sans sel ! Selon nos informations, la future norme sur les vins BIO autorisera l’utilisation des sulfites et en fixera la limite. Et bien cher lecteur, soyez rassurés ! Tous les producteurs de vins que nous avons visité et interrogé certifient être déjà largement en dessous du futur seuil toléré.  La qualité est au cœur des priorités de nos producteurs.

Buvons peu, buvons bien !

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Dans ce_DSC1640_bistte rubrique, (qui se déclinera en plusieurs articles), nous vous invitons à réagir en postant vos commentaires. Nous aborderons les aspects sécurité, budget, rangement, armoires climatisées, livre de cave, matériel de rangement, conditions de conservation, et surtout comment sélectionner ses vins, le potentiel de garde d’un vin, etc.

Tout d’abord, il faut distinguer sommairement entre deux grandes familles de vins. Les vins de consommation immédiate, que vous allez stocker un ou deux ans maximum, et les vins de garde, qui eux, proviennent de terroirs spécifiques et sont vinifiés pour être conservés.

Parmi les vins de consommation immédiate, on trouve les primeurs bien sûr, la majorité des Champagnes, les vins rosés, la majorité des vins blancs et les vins rouges de table et de pays.

Les étiquettes des vins ne révèlent jamais le potentiel de garde d’un vin. Cette information vous sera donnée par un caviste, un sommelier, ou le vigneron, dès lors que vous achetez le vin au domaine. Certains sites de vente en ligne vous renseignent sur la garde, quand ils publient des informations sur les vins. Les livres et revues spécialisées donnent généralement une information sur la garde d’un vin.

« Le Guide des Grands Amateurs de Vin » d’Alain Marty, le seul guide au monde réalisé par les consommateurs, a fait l’objet d’un travail réalisé par 300 consommateurs avertis ayant dégusté 1192 vins différents. Pour chacune des références, l’année de garde est indiquée. Cela correspond à ce que John Euvrard identifie comme le « Best Before », dans son évaluation des vins à la carte de Cavissima, ou la fin de l’apogée d’un vin.

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