A moins de 20 km, au sud ouest de Saumur, se trouve le village de Brossay. Nous sommes à quelques encablures de Doué-Les-Fontaine, connu pour ses magnifiques rosières et surtout son sol de turron calcaire qui produit les pierres blanches des châteaux, abbayes, églises de la région. C’est ici que l’on trouve également des maisons troglodytiques, à voir absolument : les fameuses maisons et galeries creusées dans le calcaire. C’est sur ce sol de tuffeau que l’on produit les vins de Saumur, Saumur Champigny, Vouvray et Montlouis notamment. Le calcaire est apprécié pour la fraicheur qu’il apporte au vin, nécessaire à la garde.
Mais le Château de Fosse Sèche est justement une enclave dans ce terroir, une exception. Le domaine couvre 45 ha, dont 17 ha de vignes : il est quasiment entièrement ceint par des haies et deux belles forêts de chêne. La grande spécificité du domaine réside d’abord dans cette micro curiosité géologique. Le plateau de Brossay est composé d’un sol jurassique ne contenant pas de calcaire libre, mais des pierres de silex et de l’oxyde de fer piégés dans cette grave de silex en complète dégradation. L’autre particularité est le léger dénivelé du terrain. Les vignes sont en coteaux de pente douce bénéficiant d’une exposition fraîche (55 mètres au dessus de la mer), fortement venteuse. C’est l’association de ce clim
at frais et de ce sol chaud (silex) qui donne aux vins du domaine leur droiture si particulière.
Le vignoble de Fosse Sèche remonte au moyen âge. Au plus fort de son existence, le domaine comptait plus de 400 ha de vignes et peut s’enorgueillir d’avoir donné naissance au début du
20ème siècle au désormais célèbre Cabernet d’Anjou. Il n’a jamais disparu, mais c’est en 1998 que Guillaume Keller et sa famille en font l’acquisition. Cette famille, courageuse et travailleuse, entreprend sans relâchela réfection du domaine et lui redonne des lettres de noblesse d’un tout autre genre.
Les premiers efforts de Guillaume sont consacrés au vignoble. Il met en place une agriculture de type biologique et reçoit le label « Ecocert ». Pour autant, il refuse de porter la mention AB sur ces bouteilles. Ce label selon lui, ne valorise pas assez le travail accompli ! Le patrimoine est également progressivement rénové et notamment le Pigeonnier datant du 16ème siècle. En 2007, le domaine procède à d’importants investissements visant à améliorer et fiabiliser la qualité du vin. Un pressoir et des cuves inox sont achetés.
Guillaume Keller est un innovateur passionné et exigeant. Les idées ne lui font pas défaut et il les met en œuvre. Sans cesse il élabore de nouvelles cuvées, essaye, abandonne,
revient en arrière. Il se donne à fond dans son travail et cherche à mieux faire pour la qualité de ses vins. D’une nature généreuse et humble, il saura vous montrer, non sans fierté le domaine.
Le vignoble est planté de :
- 9 ha de Cabernet Franc : cépage rouge à maturité tardive. Celui ci donne au vin souplesse et finesse et offrira des arômes de violettes et de framboise
- 3 ha de Cabernet Sauvignon : cépage rouge à maturité encore plus tardive. Il complète à merveille le Cabernet Franc et lui apporte une trame tannique plus dense, un potentiel de vieillissement et une certaine mâche en bouche. Il complète avantageusement la palette aromatique avec des mûres et des myrtilles.
- 5 ha de Chenin utilisé pour l’élaboration des vins blancs. C’est un cépage tardif qui offre des arômes de coing et de citronnelle. Vinifié en sec, le chenin donne un excellent Saumur Blanc AOC –cuvée les Arcanes, ou vendangé par tries successives et après obtention de pourritures nobles, il permet la production d’un vin moelleux extra – Les Tries de la Chapelle.
Au domaine de Fosse Sèche, le choix de la date de vendange est crucial, explique Guillaume Keller. « Nous travaillons sur des rendements faibles, car nous cherchons une grande homogénéité entre les raisins. Il nous faut une matière première d’une belle maturité tant au niveau du jus que du potentiel phénolique. Je cherche à obtenir des jus d’une
très belle profondeur, respectant un certain équilibre entre acidité et concentration. Je surveille de très près les raisins et dès que le signal est donné la vendange doit être récoltée le plus vite possible. Nous avons recours pour cela aux machines. Nos vinifications sont soft et nous recherchons à faire des vins de terroir en priorité ».
La vinification est courte pour la cuvée Eolithe (3 à 5 jours) et à basse température (17 à 19°C), suivie d’une longue fermentation de 7 mois en barriques pour 40% du volume et en cuve pour le reste. « Je recherche avant tout à élaborer des vins tendus avec une faible extraction, de type minéral et à l’allonge remarquable. »
La Réserve du Pigeonnier est issue de rangs de vignes plus âgées, dont le rendement est de 12 hecto à l’hectare (contre 23 pour l’Eolithe). Ici la cuvaison est conduite à plus basse température (14 – 15°C) et pour une durée de 17 à 21 jours. L’élevage sera nettement plus long et le bois un peu plus présent. Ce vin est un vrai vin de garde, un produit d’exception. Un grand vin !
Mais, au-delà de la remarquable qualité des vins qu’elle produit, la famille Keller est entrée dans une démarche de réhabilitation de l’écosystème. C’est là que commence la vraie notion de plaisir, nous explique Guillaume. « Moi, j’ai grandi en Afrique de l’Ouest, et je ne peux imaginer de beaux produits sans belle culture. IL faut réhabiliter l’activité paysanne, la vraie. C’est pourquoi, nous avons 20 ha de luzerne bio pour la production de fourrage animal et un jour, nous aurons des chèvres, pour y confectionner du fromage de chèvre bio. Bien sûr les excréments seront utilisés pour faire le compost naturel. J’espère que nous pourrons investir : cela dépend des récoltes à venir».
« De plus, nous entretenons plus de 5 ha de jachères polliniques avec plus de 25 espèces de fleurs sauvages. La logique de ce mélange veut que les plantes mellifères attirent les insectes pollinisateurs. Quand aux légumineuses, elles fixent l’azote de l’air dans la terre. Ces plantes ameublissent et aèrent le sol, attirent les insectes auxiliaires (coccinelles, papillons, etc.) et relâchent les graines pour les oiseaux. La population des abeilles et de la faune sauvage se reconstituent. On a creusé un étang pour les poissons, libellules, batraciens, canards et hérons. Tout le domaine est classé LPO (Ligue de protection des oiseaux) dans le but de protéger ces oiseaux sauvages : chouettes, rapaces, chauves-souris, hirondelles….Le cycle vertueux de l’écosystème se remet en route, celui générée par la véritable activité paysanne ».
L’objectif de Guillaume est de pouvoir générer suffisamment de revenus pour assurer le financement de puits en Afrique. «Nous sommes un pays riche, il faut donner à l’Afrique. Si je peux contribuer à mon échelle à faire profiter les autres, je serai heureux. C’est en tout cas mon but».
Comment raconter ce lieu, cette famille, l’âme de ce domaine, la pureté et la précision des vins ? On peut en tout cas les découvrir, ils vous attendent, prenez rendez-vous, vous ne le regretterez pas…..
La vie d’une cave comporte deux phases : la constitution de cave, puis la consolidation.
Alors combien de bouteilles faut-il acheter pendant chaque phase ?
Quel budget doit-on consacrer ?
Essayons de modéliser la phase de constitution.
Votre objectif à court terme : réaliser un stock qui sera amené à tourner en phase de consolidation.
Etape 1 : le budget
D’abord, il faut définir un budget à consacrer pour l’achat du vin. Cela peut passer par la mise en place d’une épargne vin mensuelle, ou la mise à disposition d’une partie d’un bonus ou du treizième mois. L’idéal est de le mensualiser le plus possible.
Etape 2 : le nombre de bouteilles en cave
L’étape suivante consiste à estimer le nombre de bouteilles à mettre en cave à l’issue de la phase de constitution. Cela dépend aussi du nombre de bouteilles que vous souhaiterez sortir chaque année et de la durée moyenne en cave. Plus la rotation est faible, plus le stock devra être conséquent. Mon conseil est de démarrer avec des rotations moyennes de 3 ans environ et de faire grandir la durée moyenne de garde au fur et à mesure. Choisissez des vins dont les Best After vont de N+1 à N+5, si N est l’année actuelle.
Etape 3 : la valeur moyenne par bouteille
Je conseille toujours de démarrer la constitution de cave en se procurant d’abord des vins de garde à plus bas prix, et de faire évoluer progressivement votre prix moyen. Dans un premier temps, je vous conseille d’acheter des vins avec un prix moyen entre 14 et 18€ par bouteille.
Etape 4 : la durée de votre phase de constitution
Une fois que vous connaissez votre budget annuel, le nombre de bouteilles en cave souhaitées, la valeur moyenne par bouteille, il est simple d’en déduire le temps nécessaire pour constituer votre cave.
Etape 5 : la planification des achats
Vous connaissez votre budget annuel pour la constitution, estimez –le en mensuel. Mon conseil : abonnez-vous, c’est plus simple. Puis passez aux achats. Choisissez des vins en fonction de votre budget et des dates de conservation. Utilisez à la boutique le mode de sélection Best After ! Achetez d’abord des vins moins chers à garde courte, puis progressivement des vins à garde plus longue. N’oubliez pas rapidement d’acheter des vins qui seront en Best After pour les évènements importants de votre famille (mariage, anniversaires, fêtes religieuses, etc.), et surtout achetez des Gardissimes de l’année de naissance de vos enfants. Votre Wish List (liste de vœux) et le Pense-Bête ont été conçus pour cela.
Etape 6 : comment choisir ses vins ?
Joker ! Non, en fait ce n’est pas si compliqué. Voici quelques questions simples à se poser ? Suis-je plutôt blanc sec, rouge ou blanc d’or ? Ai-je déjà des régions de préférence ? Quels vins me font rêver ? Nous aborderons cette partie dans un futur proche.
Cavissima a désormais un correspondant local à Shanghai en la personne de Patrick Tsu. Patrick Tsu, installé à Shanghai depuis 2004 est le gérant de la société WINE KNOT Ltd, spécialisée dans la vente de vins fins principalement européens.
A l’occasion du lancement, je me suis rendu à Shanghai pour promouvoir aux côtés de Patrick Tsu le concept de Constitution de Cave en ligne auprès des expatriés français. Nous avons présenté le site et la cave en ligne et animé deux dégustations de produits de Cavissima les Vendredi 11 et Samedi 12 Juin. Les vins, de millésimes récents, provenant de plusieurs régions ont été gracieusement fournis par nos partenaires : le château l’Arrosée (Saint Emilon Grand Cru), le domaine Le Roc (Fronton), Le château de Fosse Sèche (Saumur), le domaine Fayolle (Croze Hermitage), Le domaine Les Loges de la Folie (Montlouis), et le domaine Thibert Père et Fils (Fuissé). Une fois de plus, l’exercice a permis de vérifier la grande qualité et le potentiel de garde de chacune des références proposées à la boutique : une dégustation en aveugle d’un Fayolle 2003 fût l’un des temps fort de l’exercice.
Plusieurs clients ont ouvert des caves et reçu en cadeau supplémentaire le magnum de Pouilly Fuissé de Thibert Père et Fils. Le concept de la a visiblement séduit les expatriés : la sélection de vins exceptionnelle, le stockage des vins dans un chai sécurisé en Bourgogne, la gestion en ligne de la cave et le conseil permanent sur le potentiel de garde des vins sont autant de services appréciés par les français de l’étranger. Qui ne rêve pas en fait d’avoir avec soit un sommelier à la boutique et un sommelier dans sa cave pour surveiller l’évolution des crus ?
A Shanghai, les bars à vins se multiplient et l’offre de grands crus est de plus en plus importante, même si la faveur est donnée aux Bordeaux. La disponibilité dans les vins d’autres régions est plus limitée. Naturellement les vins sont taxés et la distribution est chère. Il faut compter environ 50 à 100% de plus qu’en France !
Thierry Goddet
Président Cavissima S.A.S.
La question s’impose d’autant que Bordeaux fait grand écho de ce millésime à l’occasion de sa campagne des primeurs. Alors qu’en est il des différentes régions et allons nous trouver des grandes gardes sur ce millésime ?
Des critiques unanimes
A Bordeaux, les critiques sont unanimes et les vins de Cabernet Sauvignon et de Cabernet Franc sont d’une qualité exceptionnelle. C’est donc la « rive droite », c’est-à-dire principalement les Haut Médoc, Saint Julien, Saint Estèphe, Margaux, Pauillac et Moulis qui offriront des vins prestigieux avec 20 à 25 années de potentiel de garde !
2009 est également une très très grande année pour la quasi-totalité des liquoreux de France : Sauternes, Monbazillac, Jurançon, Coteaux du Layon, Quart de Chaume, Vouvray, Montlouis, Muscat d’Alsace, Pinot Gris d’Alsace, Muscat de Corse. De la même façon tous les vins doux naturels du Roussillon sont excellents : Banyuls, Maury et Rivesaltes.
Côté Vallée du Rhône, on notera que le climat a pu sourire et favoriser les Hermitage (rouge et blanc) et les Saint Joseph du sud de l’appellation.
Une excellente maturité du fruit
Puis d’une façon générale, le climat chaud et sec de l’été 2009 a permis à certains cépages d’atteindre une excellente maturité du fruit, mais surtout des pépins et des peaux. C’est la bonne maturité de ces phénols qui génère une concentration tannique de bonne qualité et assure au vin rouge un fort potentiel de garde. Les vins de cépages Cabernet Franc (ex : Chinon, Saumur, Saumur Champigny), de cépage Gamay (Beaujolais), de cépage Mourvèdre et Carignan (Roussillon, Provence, Languedoc) sont ainsi ceux qui profitent de la chaleur.
Enfin, pour les blancs secs, les vignes exposées sur des terroirs plus frais (sous sol calcaire, altitude ou exposition mois ensoleillée) vont donner des vins de grande qualité. C’est la cas notamment des Chablis et des Corton en Bourgogne.
La France a une chance inouïe de compter dans ses vignobles des grands crus ou des crus aptes pour la garde.
La garde, c’est la capacité donnée à un vin de se « bonifier » dans le temps.
Regardons ensemble les 4 conditions qui vont permettre à un vin de se ranger dans cette catégorie « Vin de Garde ».
La géologie.
La composition des sols et sous-sols est déterminante. Les racines vont puiser en profondeur et se nourrir des substances micro-biologiques apportées par l’ensemble sol et sous-sol. Les socles granitiques, schisteux et mica-schisteux ainsi que les sols calcaires offrent d’excellentes dispositions à la vigne. Des sols riches en autres minéraux, comme le manganèse confèrent au vin une noblesse aromatique.
Le cépage.
Certains cépages sont aptes au vieillissement. Parmi eux, les cabernet-sauvignon, merlot, syrah, mourvèdre et pinot noir sont disposés à la production de vin de garde rouge. Pour les blancs secs, les chardonnays, chenin, gewurztraminer et riesling donnent naissance à des vins aptes à la garde positive.
La topologie et le climat.
Des vignes de coteaux ou en terrasses profitant d’un généreux ensoleillement pourront donner naissance à un fruit mûr. C’est avec cette matière première que le vigneron pourra élaborer un vin de garde. De même, le drainage d’un terrain est essentiel, ainsi que le climat. Ce dernier doit particulièrement être adapté à la culture du cépage choisi. Le Pinot Noir est bien adapté au climat continental, alors que le chenin pourra trouver ses lettres de noblesse avec un climat plus océanique.
La vinification et notamment l’élevage.
Pour faire un vin destiné à mûrir lentement et à se bonifier, il est impératif de procéder à un élevage de longue durée en fûts ou demi-muids. L’élevage organise une lente micro-oxygénation du vin. Il faudra alors équilibrer ce long passage en fût par un long passage en bouteille ; comme si l’absence d’oxygène dans la bouteille était une réponse à la lente oxydation en fût.
Le
ROC est le domaine de la famille RIBES qui depuis 1974 s’attache à révéler la personnalité d’un terroir très particulier. Retrouvons ici l’histoire de cette famille et vivons avec eux la passion qui les anime.
Quelques 25 km au nord de Toulouse, dirigez vous vers Montauban en direction du Tarn pour y découvrir ses terrasses. C’est ici que vous accèderez au royaume de la Négrette. C’est le Fronton ou une appellation d’origine contrôlée qui couvre 1830 ha sur plusieurs communes réparties dans les départements de Haute-Garonne (31) et Tarn-et-Garonne (82) :
Bouloc, Castelnau-d’Estrétefonds, Fronton, Saint-Rustice, Vacquiers, Villaudric, Villematier, Villemur-sur-Tarn, Villeneuve-lès-Bouloc , Bessens, Campsas, Canals, Dieupentale, Fabas, Grisolles, Labastide-Saint-Pierre, Montbartier, Nohic, Orgueil, Pompignan
Les premiers ceps de vignes du frontonnais ont été plantés par les Romains, mais la Négrette, cépage typique de l’appellation Fronton, n’apparaît qu’au XIIème siècle. A cette époque, les vignes étaient la propriété de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, plus tard Ordre de Malte. Les Chevaliers ont implanté un cépage rapporté de Chypre, appelé « Mavro » (du grec μαύρο, qui signifie noir) dans leur commanderie. Au fil des ans, le « Mavro » devint « Négrette ».
Cépage principal des vins rouges et rosés, la Négrette entre obligatoirement pour 50 % dans l’encépagement de l’appellation Fronton. C’est ce cépage fin et délicat, aux arômes subtils de violette, de fruits rouges et de réglisse, qui donne aux vins de Fronton leur personnalité et leur charme.
La famille RIBES
C’est en 1981, que l’ainé des frères RIBES, Jean Luc quitte l’école pour travailler au domaine familial. Sans expérience, il ne se fait pas petit pour autant. Il bouleversa même l’ordre établi, puisqu’il décide de laisser l’herbe dans la vigne. C’était alors un pionnier de l’enherbement et veille sur sa vigne sans relâche : quand la vigne va, le raisin est beau. Jean Luc est chargé de la culture des 24 ha du domaine. Quand il ne travaille pas sa terre, il gratte sa guitare et chante Brassens.
Frédéric, le cadet a étudié les mathématiques, la biochimie, et l’œnologie. C’est à lui que revient la charge des vinifications. Il impose la Syrah comme composant mineur des vins du ROC en soutien de la Négrette et donne ainsi naissance au Don Quichotte. « J’aime son fruit immédiat, ses tannins fins, son subtil équilibre, sa spiritualité… ».
L’épouse de Frédéric, Catherine est l’administrative et la cheville commerciale du domaine. Intuitive et passionnée, elle aime participer aux choix des assemblages. C’est la caution féminine de ce domaine. Un ciment indispensable à la belle humeur et au plaisir du travail.
Pierre Salma, lui arrive en 1993 au Roc. Tout de suite il s’associe aux deux frères pour planter et agrandir le domaine. Il participe au travaux de la vigne et à la cave.
Le Domaine et ses vins
C’est un vignoble de 24 ha entièrement enherbé : objet d’une observation curieuse et attentive. Les vinifications sont parcellaires. Le sol et sous-sol sont faits de boulbènes et marnes caillouteuses pour donner au vin une forte générosité. Les cépages sont : la Négrette, la Syrah, le Cabernet et le Cabernet Sauvignon.
Le domaine produit :
- La Cuvée Réservée (Négrette, Syrah, Cabernet) fait l’objet d’un élevage en barrique pendant 1 an.
- La Cuvée Don Quichotte (Négrette, Syrah) fait l’objet d’un élevage de 18 mois en foudres et en barriques. Le bois est à peine perceptible. C’est un vin de garde d’une grande fraicheur et d’une grande franchise.
- La Cuvée Classique (Négrette, Syrah, Cabernet et Cabernet Sauvignon) sur le fruit.
- Le Rosé (Négrette, Syrah, Cabernet) vinifié en saignée. C’’est un rosé de gastronomie.
Cavissima a exposé les 7 et 8 Avril dernier au salon Mondissimo, le salon de la mobilité internationale, qui se tenait au Palais Brongniart.
Ce salon réunit les différentes sociétés offrant des services aux DRH de mobilité internationale et aux futurs expatriés et accueille plus de 5000 visiteurs sur 2 jours.
Le concept de Cavissima a été bien perçu par les sociétés de relocation et de déménagement international : l’offre de transfert de cave a été présentée à cette occasion, ainsi que tous les services de stockage du vin, de constitution de cave à vin et de gestion de sa cave en ligne.
Le site de cavissima.com, conçu particulièrement pour satisfaire les besoins des expatriés a pu être présenté sur le stand de la société.
Profitant de leur passage sur le salon, plusieurs futurs expatriés de la région parisienne sont passés à l’acte et ont ouvert une cave !
« C dans l’Air » Cave en Ligne, France 5 : Cavissima.com, premier site constitution de cave en ligne
La chaîne de télévision France 5 diffusera un reportage sur Cavissima.com le lundi 5 Avril entre 17h45 et 18h45 en clair, puis entre 22h25 et 23h15 sur la TNT dans son émission « C dans l’Air ». Cette émission sera relayée sur TV5 Monde le lendemain à 5h00 du matin, heure française, soit 23h00 la veille à New York, et 11h00 du matin le 5, heure de Shanghai.
La rédaction de « C dans l’air » a sélectionné Cavissima.com dans le cadre d’un reportage sur les nouveaux usages d’achat et de consommation dans le domaine du Vin.
Le reportage montre l’interview d’un client parisien de Cavissima, inscrit depuis le mois de Janvier 2010. Il explique l’intérêt et les raisons qu’il l’ont amené à ouvrir une cave en ligne et se réjouit du cadeau de bienvenue qui lui tarde de déguster (Givry Premier Cru 2004 – Best After 2012). Il a fait connaître ce concept à ses amis expatriés et profite déjà des cadeaux de parrainage .
A propos de C dans l’Air
Dans son magazine diffusé en direct du lundi au vendredi, Yves Calvi décrypte, en compagnie d’invités, l’actualité sociale, politique et culturelle qui rythme notre quotidien. Destiné à un large public, C dans l’air aborde tous les sujets qui font l’actualité et donne les clés pour la comprendre. Chaque soir, un thème est décortiqué à travers des reportages et des débats animés par le journaliste d’émission. Les téléspectateurs sont invités à réagir en direct par SMS.
A propos de Cavissima.com
Cavissima est une SAS au capital de 128 000€. Premier site de constitution de cave à vin en ligne, Cavissima.com propose une solution combinant l’achat de vin, le stockage sur un chai sécurisé, la gestion de la cave en ligne, et la livraison dans toute la France.
Ne mélangeons pas tout ! Si la mention « Vin Bio » fait l’objet d’une certaine réserve de notre part, il n’en est pas de même s’agissant des vins issus de l’agriculture biologique. En voici une explication !
Dans les années 60, les fabricants d’engrais ont mis en place des campagnes marketing et commerciales extraordinaires pour organiser la promotion des pesticides et fertilisants chimiques. Les méthodes étaient géniales, car elles permettaient d’avoir un rendement assuré (ou presque) avec des traitements assez simples. Fini les labours et les passages incessants. La mécanisation permettant aux vignes d’être traitées contre les pucerons, mauvaises herbes, champignons, etc.
De nos jours, l’ensemble des populations qui cultivent les vignes sont conscientes des limites et des ravages provoqués par l’agriculture dite industrielle. Les écoles et organismes de formation, les chambres d’agriculture, les syndicats professionnels, et autres organismes se chargent d’informer et d’instruire les vignerons et viticulteurs pour mettre en place des méthodes plus en rapport avec l’écologie. On parle alors d’agriculture raisonnée ou d’agriculture biologique. Nous sommes tous gagnants sur cette évolution. La mise en œuvre d’engrais et pesticides chimiques appelle une augmentation continuelle des doses. Les terrains sont gorgés de substances que le ruissellement naturel n’arrive plus à éliminer.
Ici encore, nos discussions dans le vignoble français, nous permettent d’affirmer que la quasi-majorité des producteurs de vin de qualité (et notamment de vin de garde) ont réalisé, sinon entamé une reconversion ! Certains terroirs se prêtent mieux que d’autres à l’application de ces méthodes appelées Agriculture Raisonnée (Label Terra Vitis), Agriculture Biologique (Label Ecocert) et Agriculture en Biodynamie (Label Demeter).
Une large partie des vignobles de Champagne, de la Loire, les Grands Châteaux du Bordelais sont passés à l’agriculture biologique, et pour certains d’entre eux à la biodynamie. L’inéluctable contagion se propage.
De façon générale, les producteurs de vin en pratiquant une agriculture biologique ont vu une amélioration sensible de la qualité de leur produit fini. Les labours et les lignes d’herbe que l’on voit repousser entre les rangées de vignes forcent les racines à puiser plus profondément dans le sol. Les racines s’enfonçant profondément vont chercher dans le sous-sol ce qu’ils trouvent de mieux et chargent le fruit en matière concentrée. Les coccinelles et papillons sont de retour et s’occupent d’éliminer les pucerons et autres matières vivantes nuisibles à la vigne…. La vie est de retour et le vin meilleur – il redevient encore plus le reflet d’un sous-sol et d’un terroir.
Mieux encore, les terres sont plus aérées et la rétention d’eau ou d’humidité est supérieure. Les sols se protègent mieux des stress hydriques que nous réserve le réchauffement climatique.
Last, but not least, les engrais de substitution coûtent moins cher que les engrais chimiques. Mais s’agissant d’un bilan économique, il convient de rester prudent. La mise en œuvre d’une agriculture « écologique » exige souvent une présence plus significative dans la vigne et des couts de main d’œuvre plus élevés.
Tous les amateurs de vins qui rêvent d’une cave souhaitent généralement avoir à portée de main la cave et les bouteilles, sorties des cartons et joliment alignés dans les racks. Et pourtant de plus en plus de services de stockage mutualisé pour bouteille de vins sont proposés au consommateur ? Regardons plus précisément l’intérêt pour le particulier de ce genre de service .
1. La sécurité tout d’abord : le vin et surtout les grands crus sont des produits faciles à revendre. Selon les compagnies d’assurance que nous avons interrogés, les « serial-buyers » de vins et de grands crus sont tôt ou tard identifiés. Ils deviennent une cible par des bandes organisées. La cave à vin doit à présent faire l’objet d’une assurance spécifique, car les compagnies d’assurance sont de plus en plus réticentes pour assurer un stock de produit difficile à évaluer – tant en quantité qu’en valeur. Si un cambrioleur entre dans votre résidence pour la cave à vin, il n’en profite pas moins pour visiter les autres pièces.
2. La place : on peut tout d’abord avoir envie de se constituer une cave sans avoir la place. Ceci est d’autant plus vrai pour les expatriés au départ qui quittent leur résidence. Que faire des bouteilles ? Ou les stocker de façon sécurisée ? C’est également vrai des citadins qui n’ont pas de cave pour entreposer les bouteilles, et enfin de tous les quadragénaires qui se séparent de leur conjoints et doivent réduire la taille de leur habitation.
3. La qualité de conservation : avec le réchauffement climatique et les variations brutales de la météo, une grande majorité de caves de propriétaires de maisons particulières deviennent de moins en moins adaptées à la conservation. Or les vins de garde, n’aiment ni les variations de température, ni les températures supérieures à 18°C : ce sont des facteurs de vieillissement prématuré, qui altèrent profondément le vin, ses arômes, sa structure, etc.. Les vins blancs et les pinots noirs sont encore plus sensibles que les autres. La bonification d’un vin dépend étroitement de la qualité des conditions de conservation.
Confier le stockage de ses vins sur un chai de garde professionnel, permet de ne conserver chez soi que les vins de consommation immédiate – à moindre valeur, et à plus forte rotation. Il n’est plus nécessaire, dans ces conditions, de contracter une assurance spécifique. Les grands crus que vous achetez vieillissent progressivement dans les meilleures conditions de bonification : vous pourrez les sortir au fur et à mesure de vos besoins et les déguster quand ils sont au meilleur de leur potentiel.







