Cavissima: le blog sur le vin

Cavissima chouchoute la France

Au moment même où se fête le cinquième anniversaire de l’entreprise, Cavissima annonce deux nouveaux services destinés à rendre son offre de cave en ligne encore un peu plus à la portée de tous : l’ouverture d’une cave de stockage parisienne et la livraison sans frais additionnels.

Stockage Vin Paris

La cave de stockage vin Paris permet aux clients de Paris et de l’Ile de France d’être livrés dans des délais très courts du lundi au vendredi.
Si la commande est passée avant 11h00, les vins sont remis en main propre, sur rendez-vous préalable, le soir même entre 18h00 et 20h30, pour les adresses situées à Paris intramuros et dans les communes du 92.
Pour les adresses situées dans les 77,78, 91, 93, 94 et 95, les vins seront remis le lendemain.
La cave de stockage, dont le lieu reste bien évidemment confidentiel, a été auditée par John Euvrard, notre sommelier, et dispose d’une infrastructure conforme au cahier des charges fixés par Cavissima.

L’accès illimité à la cave Paris est une option tarifée à 39€ par an.
Cette option permet de transférer autant de bouteilles et de magnums de vin qu’on le souhaite de la Cave de Beaune vers la Cave de Paris, et de se faire livrer Jour J ou J+1.

Nos nombreux clients franciliens dispose désormais d’un service ultra performant pour un coût moindre, simplifiant la mise à disposition de leurs propres vins. Parfait pour des diners entre amis qui s’improvisent de plus en plus à la dernière minute.
« Nombreux sont les clients qui nous ont réclamé ce service en nous faisant savoir que c’était tout de même dommage d’aller chez le caviste quand on a du vin en cave chez Cavissima »  précise Thierry Goddet.

*Livraison en France sans frais additionnels

Et pour simplifier encore plus l’accès à ses propres vins en cave, Cavissima introduit la livraison 0+€, c’est-à-dire sans frais additionnels.
Le principe est simple : les frais de livraison (caisse entière) sont prépayés via des frais de gestion prélevés lors de l’achat des vins.
Ces frais de gestion sont de 1,20€ par bouteille et 2,40€ par magnum. Ils couvrent les frais de livraison en France, le conseil à l’achat et la mise à jour des cotes fournies sur le site Cavissima.

« Nombreux étaient les clients qui trouvaient excessif nos frais de livraison et qui d’ailleurs trouvaient anormal d’avoir à payer la livraison pour des biens qui leur appartiennent depuis longtemps. Nous avons voulu simplifier le processus et rendre cette livraison indolore pour le portefeuille du client ».

Ce principe de livraison sans frais additionnel s’applique donc pour toutes livraisons en France métropolitaine et Corse. Un supplément de 1,50€ par bouteille reste cependant facturé dans le cas de caisse panachée soit 9€ la caisse de 6 bouteilles.

..* La livraison + 0€ (sans frais additionnel) est valable en France métrpolitaine + Corse. Elle est pré-payée via les frais de gestion perçus à l’achat.

Cavissima a 5 ans

Le 16 octobre 2014, j’ai eu le plaisir de réunir à Lyon une cinquantaine d’invités pour fêter le cinquième anniversaire de la société. J’ai pu réunir ainsi quelques-uns de nos actionnaires, nos fournisseurs partenaires locaux, des anciens collaborateurs et tout le personnel de l’entreprise. C’était l’occasion sympathique, une coupe de Champagne à la main (merci la maison Henriot), de retracer les principaux évènements de notre histoire : la création de l’entreprise, le rôle de John Euvrard pour obtenir des allocations prestigieuses, les différents prix et trophées cumulés depuis 2010 et la mise en place d’une équipe de professionnels pour vendre, mettre en ligne, acheter, gérer et comptabiliser les flux de l’entreprise.

Cavissima, c’est aujourd’hui près de 1 700 clients satisfaits et 60 000 bouteilles sous gestion dans deux caves : Beaune et Genève. C’est aussi une équipe de 7 collaborateurs au service de clients désireux de faire une cave plaisir ou d’investir dans le vin que ce soit dans le cadre d’une cave patrimoniale ou un placement de diversification patrimoniale

Cavissima, c’est l’histoire incroyable d’un projet complètement innovant dans le très concurrentiel univers de la vente de vin sur internet : proposer de la cave en ligne. A l’origine, j’avais pensé servir les expatriés français désireux de se constituer une cave a vin à distance en utilisant internet pour l’achat et la gestion de grands vins. Puis ce faisant les services proposés n’ont cessé d’évoluer. Nous sommes restés attentifs aux besoins exprimés par les clients et avons ainsi développé des offres très adaptées pour répondre à l’envie des français d’investir dans le vin.

Pour l’heure la société connait un développement constant : de nombreux projets dont l’ouverture d’une cave à Paris et la livraison en France sans frais additionnels vont nous permettre de continuer sur notre trajectoire de croissance.

Un projet de levée de fonds est toujours en cours pour nous permettre d’accélérer notre développement en France et à l’étranger.

Le critique Robert Parker

Son point de vue sur les prix des Grands Crus de Bordeaux

Lors de la remise de ses notes sur les Bordeaux Primeurs 2013, le célèbre critique américain Robert Parker a précisé son point de vue sur les prix et sur la réputation des Grands Crus de Bordeaux.
Voici ce qu’il nous livre dans un message intitulé « the idiot wind » :
« Il semblerait que le consommateur et le marché du vin se désintéresse des vins de Bordeaux, jugés trop chers à présent. La vérité me semble bien plus complexe et bien différente. Bien sûr les incontournables 1er Grands Crus et quelques stars de Pomerol et Saint-Emilion, produits en quantités confidentielles, se vendent en effet à des prix stratosphériques.

Cependant, la grande majorité des Grands Crus de Bordeaux, c’est-à-dire 90 à 95% de la production est commercialisée à des prix tout à fait raisonnable. Cela ne semble pas réellement bien perçu alors que la qualité des vins ne cesse de progresser et qu’il subsiste un nombre incroyable de vins à bas prix dans cette région.

Bordeaux Grands Crus : comparaison de 2009 à 2012

Bordeaux connait une bulle actuellement. Mais j’ai appris depuis 35 ans de carrière que les grands vins se vendent malgré les cycles et les modes. C’est à Bordeaux que l’on produit au monde, la plus grande quantité de vins disposant d’un grand potentiel de garde. La qualité de ces vins s’améliore au fil des années par une conservation en bouteille.
Bordeaux vient de traverser une passe difficile car la demande est atone. Cependant, il faut rappeler que le 2009 est le meilleur millésime que j’ai eu la chance de déguster de toute ma carrière. 2010 est tout aussi extraordinaire, et certains pensent qu’il est même supérieur à 2009. Cela fait deux millésimes qui se trouvent en tête du palmarès des 50 à 100 dernières années. Le 2009 est déjà facile à boire et le restera car son style est proche du fameux 1982 avec plus d’homogénéité. Le 2010 demande 10 années de garde en cave a vin avant de pouvoir s’ouvrir : les tannins sont riches et encore fermés.
Le problème commence avec les 2011, que j’ai à nouveau dégustés récemment après leur mise en bouteille. Ils sont nettement meilleurs que ce que les critiques ont pu laisser entendre. Ce sont des vins agréables que l’on peut boire à présent.
Les 2012 seront re-dégustés plus tard cette année et je m’attends à un joli millésime.« 

Appellation Saint-Joseph : étude approfondie lors de la dernière dégustation Cavissima

Dans le cadre des dégustations proposées à nos clients, nous avons eu le bonheur de vous retrouver le 22 septembre à Paris pour découvrir en présence de John Euvrard une sélection de vins de l’appellation Saint-Joseph. Compte-rendu !

John Euvrard présenta brièvement l’appellation Saint-Joseph. D’une superficie de 1100ha, elle s’étend sur une fine bande de 60 km de longueur, bordée au nord par l’appellation Condrieu et au sud par l’appellation Crozes-Hermitage. Les vignobles de coteaux sont plantés sur la rive droite du Rhône sur des sols granitiques. On trouve majoritairement des vins rouges à base de Syrah et quelques vins blancs à base de Marsanne et Roussanne.

Saint Joseph  Le Lombard Cuilleron La dégustation débute par la cuvée Le Lombard 2013 du Domaine Yves Cuilleron. Ce domaine produit une jolie collection de 3 Saint-Joseph blancs. Le Lombard est une cuvée 100% Marsanne. Best After/ Best Before : 2015/2020. Elle se caractérise par un joli bouquet de fleurs blanches pouvant évoluer vers des arômes de truffe. C’est un vin de belle consistance qui peut accompagner à merveille des plats épicés et des poissons en sauce.

Saint_Joseph_Gerin

Puis, nous entamons la dégustation des rouges avec la cuvée Saint-Joseph 2012 produite par Jean-Michel Gerin, l’un des grands spécialistes de la Côte-Rôtie. Ce vin dispose d’une garde courte. Best After/ Best Before: 2014/2018. D’un excellent rapport qualité-prix, le Saint-Joseph de Gerin est croquant et frais. Il délivre déjà des notes de framboises sauvages typique de l’appellation. C’est un vin qui conviendra parfaitement à une côte de bœuf saignante.

 

La dégustation se poursuit avec la Cuvée du Papy 2012 de Stéphane Montez, l’une des cuilleron_cuvee_papyvaleurs montantes de la vallée du rhône septentrionale.

La Cuvée du Papy est issue des meilleurs vignes. Elles sont dans le prolongement des Côte-Rôtie. C’est un hommage à Antoine Montez lorsqu’il est devenu … papy. Le vin dégage déjà sur ce millésime récent une jolie puissance et une grande finesse. La garde est supérieure et peut atteindre 10 ans sur ce joli vin. Best After/ Best Before: 2016/2022.

Last, but not least, nous terminons la dégustation par l’une des stars des vins de Saint-Joseph, Les Vignes de L’Hospice 2011 saint_joseph_vignes_de_l_hospicede la maison E. Guigal ! A l’instar de son illustre voisin l’Hermitage Les Bessards, ce vin bénéficie de coteaux très escarpés. En ressort, un superbe métissage alliant finesse des Saint-Joeph et puissance d’un Hermitage. D’un style radicalement différent des précédents et témoin des Saint-Joseph du sud, nous somme sur un vin de velours déjà très flatteurs dans son jeune âge et qui gagnera à l’évolution. Best After/ Best Before: 2018/2025.

Dans une ambiance festive et de convivialité, John Euvrard propose alors un vin Mystère. Nous gardon secret ce vin présenté en aveugle à la dégustation. Ceux qui ont pu s’approcher de la solution sont repartis avec une bouteille de Saint-Joseph de leur choix.

La soirée s’achève sur quelques annonces faites par Thierry Goddet et notamment sur la participation de Cavissima au salon du Grand Tasting les 28 et 29 novembre prochain au Carrousel du Louvre. Nos clients sont les bienvenus et nous les invitons à venir nombreux avec leurs amis découvrir une sélection exceptionnelle de vins produits en biodynamie.

Chateau Pape Clement

Valeur montante et prix pertinent

Le Château Pape Clément, propriété de Bernard Magrez, est une des valeurs montantes de l’appellation Pessac Léognan. Nous suivons avec un intérêt particulier les notations de Robert Parker.
Depuis le millésime 2000, toutes les notes attribuées par Robert Parker sont excellentes, voire extraordinaires pour le 2009 blanc et le 2010 rouge avec leurs 100/100. Cela a fortement influencé la réputation de ce château en France comme à l’international.
De plus, dans des millésimes plus classiques, ce château s’en sort très bien avec un 96 pour le 2011, 92-95 pour le 2012 et 89-92 pour le 2013 en rouge. Une note moins bonne en 2013 certes, mais un placement prix très pertinent. Choix que d’autres Châteaux n’ont pas forcément fait !

Du côté des blancs, le 2013 se place en tête du classement de Robert Parker avec un très beau 94-96.

Pape Clément : excellent millésime 2009

Lors d’une récente dégustation animée par Robert Parker à Shanghai, celui-ci a comparé deux millésimes d’exceptions : 2000 et 2009. Le Château Pape Clément 2009 a été noté : 98/100 !
Cette dégustation étant organisée dans des conditions non optimales (en compagnie d’autres dégustateurs, accompagnée de mets certainement délicieux), cette note ne remplacera pas le 95 obtenu précédemment mais montre bien la qualité exceptionnelle de ce vin.
La conclusion de cette dégustation est de plus sans appel : ‘Si vous trouvez des 2009 stockés dans des conditions optimales, ces vins sont un réel plaisir de dégustation, achetez-en autant que vous pouvez.’

Si nous n’avions qu’un conseil à vous donner, et si vous n’avez pas encore de Château Pape Clément dans votre cave : n’attendez plus !

Chateau Montrose

Chaque appellation possède sa star

Chaque grande appellation de Bordeaux possède ses stars.
Si Margaux est le roi (ou la Reine ) incontestée de l’appellation Margaux , Le Château Montrose occupe la place enviée de ‘grande star’ de l’appellation Saint Estèphe. Une place que son voisin Cos d’Estournel aimerait bien lui ravir.

Tous deux ont obtenu le sacre suprême : une note de 100 sur 100 par le critique gourou Robert Parker  pour leur millésime 2009 .

 

L’influence de Robert Parker

Cette semaine, la révision des notes Parker pour le millésime 2010 a été publiée et révèle une nouvelle fois et donc sur deux millésimes consécutifs une note de 100/100 pour Montrose !!
Consécration, respect, admiration.
Robert Parker a toujours considéré que Château Montrose réunissait les qualités d’un 1er Grand Cru Classé du Médoc

Depuis la fin du 18ème siècle la propriété qui tient son nom du fait qu’elle se trouve sur un mont que les navigateurs voyaient rose depuis la rivière, n’a connu que 3 propriétaires.
Nul doute que les travaux de rénovation considérables engagés par Martin Bouygues qui l’a acquise en 2006,  accompagné par une équipe dirigeante de renom (Hervé Berland est l’un des anciens administrateurs de Mouton Rothschild et Jean-Bernard Delmas, longtemps directeur de Haut Brion) contribueront à maintenir la propriété au sommet de son rang.
Ainsi les Montrose 2009 et 2010 sont des vins de perfection, « aussi profonds qu’un Bordeaux peut l’être » selon Parker qui l’a goûté de nouveau dans le cadre d’une dégustation verticale d’anthologie organisée à la propriété en Juin 2014
« Ce vin figure parmi les plus grands millésimes jamais produits à Montrose, dans la lignée des 1929, 1945, 1947, 1959, 1961, 1989, 1990, et 2009. Vendanges du 27 septembre au 15 octobre. Ce vin s’est réellement révélé depuis ma dernière dégustation et il a encore besoin de rester une dizaine d’années en cave.
Son assemblage : 53% Cabernet Sauvignon, 37% Merlot, 9% Cabernet Franc et 1% Petit Verdot. Le vin est d’un bleu/noir opaque, avec un incroyable nez de myrtille et de liqueur de mûre, des pointes de réglisse, d’encens et de fleurs d’acacia. Les tannins sont incroyablement doux et très présents. Le vin est corsé, même massif, d’une grande pureté, avec de la profondeur et une finale qui se prolonge presque une minute. De très bons gênes de vieillissement (50 à 75 ans).“

Le Château Montrose 2010  que l’on trouve chez Cavissima à 218 € TTC. Va-t-il rejoindre son ainé 2009 que l’on trouve régulièrement à plus de 300€ TTC sur le marché ?

En tous les cas, voici  une bouteille que tous les perfectionnistes (et les collectionneurs de 100/100 Parker) voudront acquérir. Un nouveau trophée à placer dans votre cave a vin de grands crus.

Le critique Robert Parker

Bordeaux Primeurs 2013 : Robert Parker commente ses notes

Vous avez pu prendre connaissance des notes de Robert Parker sur les Bordeaux Primeurs, avec de très bonnes notes notamment sur les vins blancs secs et liquoreux et des notes assez contrastées et moyennes sur les rouges.
Voici les commentaires du critique.

 

Sur les grands vins blancs du millésime 2013

« Les vins blancs sont très parfumés avec des notes de fruit persistantes et un niveau d’acidité assez élevé. Ils sont nettement supérieurs aux rouges. Les vins blancs secs sont excellents. Mon collègue Neal Martin a publié un rapport complet sur les vins blancs du millésime 2013. Les Sauternes que j’ai pu goûter me laissent à penser qu’il s’agit d’un millésime remarquable. Le château d’Yquem, qui sera commercialisé plus tard, est sans aucun doute l’un des meilleurs que j’ai pu déguster à ce jour. Il me semble en tout point égal au 2001, qui reste pour moi la perfection absolue. »

 

Sur les vins rouges du millésime 2013

D’une certaine façon, 2013 fût le millésime le plus difficile à produire depuis 1992, 1991 et 1984. Cependant, la qualité des vins du millésime 2013, n’a rien à voir avec celle produite lors de ces années difficiles, tant la recherche permanente de la qualité a été menée par l’ensemble des équipes sur le terrain : travail acharné à la vigne et tri ultra sélectif pratiqué par les Grands Châteaux. Les conditions climatiques furent pénibles, avec une floraison difficile en raison du froid et de la pluie, puis un été tropical et la pluie au plus mauvais moment, à savoir en septembre lors de la vendange.

Les bonnes options consistèrent alors à ne pas sur-extraire lors de la vinification, et à produire un vin charmeur et frais, au détriment d’une concentration excessive.

Les vins du millésime 2013 ont un niveau d’alcool  en retrait par rapport aux millésimes précédents, même si ceux-ci peuvent parfois atteindre 13°. Les arômes ont plus tendance à révéler des fruits plutôt rouges que noirs et les acidités sont plus faibles que celles observées dans les millésimes antérieurs. Les meilleurs 2013 sont pleins de charme, fruités, de garde relativement courtes, à déguster relativement vite dans les 10 ans à venir.

Sur les prix de sortie, des vins Primeurs 2013, Robert Parker regrette le positionnement trop frileux de la part des Châteaux qui auraient selon lui dû accorder des prix au moins égal ou inférieur à ceux du millésime 2008.

Pour rappel, nous souhaitons présenter les châteaux ayant mis en place un positionnement réaliste et pour lesquels notre comité a accordé 4 étoiles en note investissement vin :

 

Vendanges en Provence et Langudeoc

Déjà dans quelques régions viticoles de France les vendanges du millésime 2014 ont commencé. Il est bien sûr trop tôt pour annoncer une prévision qualitative, mais d’ores et déjà nos contacts fréquents avec le vignoble nous permettent de vous donner une première tendance.

Le millésime 2014 sera de façon générale intéressant en termes de quantité. Les prévisions ont été revues à la hausse à deux reprises, et dernièrement la pluviométrie de juillet et août ont réellement gonflé les grappes. La floraison cette année s’est particulièrement bien réalisée dans presque toutes les régions de France, annonçant de belles quantités, tandis que le printemps était assez sec. L’état sanitaire des vignobles était alors impeccable jusqu’au 15 juillet.

Le soleil faisant son apparition en ce début septembre, voici des conditions idéales pour le mûrissement des vins à cépages précoces et notamment le Merlot et le Pinot Noir.

D’ores et déjà les vendanges ont commencé dans le Languedoc-Roussillon, seule région à avoir vécu un stress hydrique, et en Provence. Dans cette dernière, l’un de nos vignerons préférés, le Château de Valentine à La Londe-Les-Maures, annonce un temps beau, chaud et des nuits fraîches. Les raisins sont à point et les premiers jus de syrah exhalent des arômes prononcés de confiture de framboise tandis que les jus des rolles (vin blanc sec) sont dominés par des arômes de lychee, d’ananas et de pamplemousse.

Mumm. Le moral est au beau fixe !

Robert Parker vient de publier ses fameuses notes sur 100 des grands crus de Bordeaux suite à la dégustation du millésime 2013 à Bordeaux en juin 2014, .

Retrouvez ci-dessous le palmarès des notes pour les grands vins rouges :

  • Ausone (93-95)
  • Pavie (92-94)
  • Troplong-Mondot (92-94)
  • L’Eglise Clinet (92-94)
  • Les Angelots de Gracia (92-94)
  • La Dominique (92-94)
  • La Mondotte (92-94)
  • Gracia (92-94)
  • Bellevue Mondotte (92-94)
  • Calon Segur (92-94)
  • La Fleur de Bouard Le Plus (92-94)
  • Clos de Sarpe  (91-94)
  • Beau-Sejour-Becot (91-93)
  • Haut Bailly (91-93)
  • Belair-Monange (91-93)
  • Les Carmes Haut Brion (91-93)
  • Mouton-Rothschild (91-93)
  • Clinet (91-93)
  • Pichon-Longueville Baron (91-93)
  • Trotanoy (91-94)
  • Beausejour (Duffau Lagarrosse) (90-92)
  • Leoville-Barton (90-92)
  • Pavie-Decesse (90-93)
  • Clos St Julien (90-92)
  • Vieux Chateau Mazerat (90-92)
  • Clos la Madeleine (90-92)
  • Chateau Valandraud (90-92)
  • Lascombes (90-93)
  • Gazin (90-92)
  • Domaine de Chevalier (90-92)
  • Petrus (90-93)
  • Branaire-Ducru (90-92)
  • Pontet-Canet (90-92)
  • La Fleur de Bouard (90-92)
  • Le Dome (90-92)
  • Haut Brion (90-92)
  • Leoville-Poyferre (90-92)
  • Malartic-Lagraviere (90-93)
  • Feytit Clinet (90-92)
  • Angelus (90-93)
  • LaTour Martillac (90-92)

Véritable entrepreneur moderne, le comte Abbatucci pratique une viticulture en biodynamie et reste l’un des précurseurs de la renaissance des cépages autochtones corses. Ces vins, d’une finesse et d’une longueur remarquables, sont proposés dans toutes les grandes tables étoilées de France et de New York. Nous avons déchiffré  au cours de notre visite estivale les secrets de sa réussite.

Jean-Charles Abbatucci

Issu d’une vielle famille Corse, dont plusieurs ancêtres eurent des trajectoires glorieuses, Jean-Charles Abbatucci a repris très jeune la propriété familiale. Son père, n’ayant eu le temps de lui transmettre ses connaissances, c’est en véritable autodidacte qu’il a entrepris de moderniser le vignoble et de le hisser au rang des meilleurs dans l’Ile de Beauté.
Dès la fin des années 90, il entreprend une conversion bio, puis très vite prend le virage de la biodynamie.

Son vignoble de 18 hectares est planté sur des sols d’arènes granitiques dans la vallée du Taravo. Il est situé entre Ajaccio et Sartène, à 100 mètres d’altitude. Les vignes sont alors plantées majoritairement en cépages Cinsault , Carignan et bien sûr dans les 3 cépages majoritaires corses : le nielluccio, le sciacarello (dire djiacarel en langage local) et le Vermentino. Jean-Charles Abbatucci prend conscience que la nature est généreuse en Corse puisque les rendements sont de 65hl/ha : le maquis pousse sans difficulté, donnant naissance à des parfums remarquables et les plantes ne sont jamais malades. C’est sur ce constat qu’il met en place la biodynamie et utilise les plantes locales pour infuser les pieds de ces vignes : « la merveille, le myrte et la nocca offrent des vertus thérapeutiques  à mes vignes ». Ici les sols sont labourés au cheval de trait et les soins sont apportés suivant le calendrier lunaire.

Le surgreffage doit permettre de faire vivre un pied plus de 100 ansLe génie de Jean-Charles Abbatucci réside aussi dans la mise au point d’une technique originale de sur-greffage pour exploiter le conservatoire des cépages autochtones plantés par son grand-père : imaginez un rectangle de près de 1ha sur lesquels sont plantés les 17 cépages historiques, dont le Morescola, le Morescono, le Carcajolo Nero, l’Aleatico, le Barbarossa, le Biancone, etc.  L’idée est d’utiliser les pieds quarantenaires plantés par ses parents et d’y greffer des cépages autochtones.  Très vite, cette méthode lui permet de réaliser des vins d’assemblage typiques 100% corses, marque de fabrique du domaine, avec à chaque fois une trame majeure dans l’un des 3 cépages majoritaires corse.

Au chai, la vinification est douce et les méthodes sont modernes. Un passage en basse température permet de filtrer les vins et de leur donner à la fois une fraicheur et une puissance aromatique incomparables. Un élevage avec des bois neufs et anciens offrent une garde conséquente, tant aux vins rouges qu’aux blancs. Les résultats sont sans commune mesure.

Ces cuvés portent ensuite le nom de ses illustres ancêtres : Cuvée du diplomate (vin blanc à base de Vermentino et de 4 cépages autochtones), Cuvée du Général  (vin blanc à base de Vermentino et des 5 autres cépages autochtones) et Cuvée du Ministre Impérial (vin rouge issu du Sciacarelo, Nielluccio et de 5 cépages autochtones). La dégustation des vins nous laisse sans voix : puissance, finesse, élégance et bouquets d’arômes et de senteurs corses.

Le domaine est en constante mutation, nous explique Jean-Charles Abbatucci  qui nous décline son plan d’affaires : nous allons densifier les pieds de vignes pour maitriser encore nos rendements, creuser des chais d’élevage au milieu des vignes, défricher d’autre terroirs plus en altitude, etc.

Tout laisse à penser que la viticulture moderne se développe à toute vitesse dans cette partie de France. Il reste encore de très nombreux terroirs à identifier dans l’Ile de Beauté. Notre locomotive locale est d’ailleurs fière de constater que ses vins se vendent déjà dans toute la planète. Ses excellentes relations avec ses confrères et notamment Yves Canarelli (Appellation Figari) vont permettre à ces nouveaux vignerons d’évangéliser la planète vin et de hisser les grands vins de Corse à un statut très élevé dans la famille des Grands Crus de France.