Cavissima: le blog sur le vin

Chateau Pape Clement

Valeur montante et prix pertinent

Le Château Pape Clément, propriété de Bernard Magrez, est une des valeurs montantes de l’appellation Pessac Léognan. Nous suivons avec un intérêt particulier les notations de Robert Parker.
Depuis le millésime 2000, toutes les notes attribuées par Robert Parker sont excellentes, voire extraordinaires pour le 2009 blanc et le 2010 rouge avec leurs 100/100. Cela a fortement influencé la réputation de ce château en France comme à l’international.
De plus, dans des millésimes plus classiques, ce château s’en sort très bien avec un 96 pour le 2011, 92-95 pour le 2012 et 89-92 pour le 2013 en rouge. Une note moins bonne en 2013 certes, mais un placement prix très pertinent. Choix que d’autres Châteaux n’ont pas forcément fait !

Du côté des blancs, le 2013 se place en tête du classement de Robert Parker avec un très beau 94-96.

Pape Clément : excellent millésime 2009

Lors d’une récente dégustation animée par Robert Parker à Shanghai, celui-ci a comparé deux millésimes d’exceptions : 2000 et 2009. Le Château Pape Clément 2009 a été noté : 98/100 !
Cette dégustation étant organisée dans des conditions non optimales (en compagnie d’autres dégustateurs, accompagnée de mets certainement délicieux), cette note ne remplacera pas le 95 obtenu précédemment mais montre bien la qualité exceptionnelle de ce vin.
La conclusion de cette dégustation est de plus sans appel : ‘Si vous trouvez des 2009 stockés dans des conditions optimales, ces vins sont un réel plaisir de dégustation, achetez-en autant que vous pouvez.’

Si nous n’avions qu’un conseil à vous donner, et si vous n’avez pas encore de Château Pape Clément dans votre cave : n’attendez plus !

Chateau Montrose

Chaque appellation possède sa star

Chaque grande appellation de Bordeaux possède ses stars.
Si Margaux est le roi (ou la Reine ) incontestée de l’appellation Margaux , Le Château Montrose occupe la place enviée de ‘grande star’ de l’appellation Saint Estèphe. Une place que son voisin Cos d’Estournel aimerait bien lui ravir.

Tous deux ont obtenu le sacre suprême : une note de 100 sur 100 par le critique gourou Robert Parker  pour leur millésime 2009 .

 

L’influence de Robert Parker

Cette semaine, la révision des notes Parker pour le millésime 2010 a été publiée et révèle une nouvelle fois et donc sur deux millésimes consécutifs une note de 100/100 pour Montrose !!
Consécration, respect, admiration.
Robert Parker a toujours considéré que Château Montrose réunissait les qualités d’un 1er Grand Cru Classé du Médoc

Depuis la fin du 18ème siècle la propriété qui tient son nom du fait qu’elle se trouve sur un mont que les navigateurs voyaient rose depuis la rivière, n’a connu que 3 propriétaires.
Nul doute que les travaux de rénovation considérables engagés par Martin Bouygues qui l’a acquise en 2006,  accompagné par une équipe dirigeante de renom (Hervé Berland est l’un des anciens administrateurs de Mouton Rothschild et Jean-Bernard Delmas, longtemps directeur de Haut Brion) contribueront à maintenir la propriété au sommet de son rang.
Ainsi les Montrose 2009 et 2010 sont des vins de perfection, « aussi profonds qu’un Bordeaux peut l’être » selon Parker qui l’a goûté de nouveau dans le cadre d’une dégustation verticale d’anthologie organisée à la propriété en Juin 2014
« Ce vin figure parmi les plus grands millésimes jamais produits à Montrose, dans la lignée des 1929, 1945, 1947, 1959, 1961, 1989, 1990, et 2009. Vendanges du 27 septembre au 15 octobre. Ce vin s’est réellement révélé depuis ma dernière dégustation et il a encore besoin de rester une dizaine d’années en cave.
Son assemblage : 53% Cabernet Sauvignon, 37% Merlot, 9% Cabernet Franc et 1% Petit Verdot. Le vin est d’un bleu/noir opaque, avec un incroyable nez de myrtille et de liqueur de mûre, des pointes de réglisse, d’encens et de fleurs d’acacia. Les tannins sont incroyablement doux et très présents. Le vin est corsé, même massif, d’une grande pureté, avec de la profondeur et une finale qui se prolonge presque une minute. De très bons gênes de vieillissement (50 à 75 ans).“

Le Château Montrose 2010  que l’on trouve chez Cavissima à 218 € TTC. Va-t-il rejoindre son ainé 2009 que l’on trouve régulièrement à plus de 300€ TTC sur le marché ?

En tous les cas, voici  une bouteille que tous les perfectionnistes (et les collectionneurs de 100/100 Parker) voudront acquérir. Un nouveau trophée à placer dans votre cave a vin de grands crus.

Le critique Robert Parker

Bordeaux Primeurs 2013 : Robert Parker commente ses notes

Vous avez pu prendre connaissance des notes de Robert Parker sur les Bordeaux Primeurs, avec de très bonnes notes notamment sur les vins blancs secs et liquoreux et des notes assez contrastées et moyennes sur les rouges.
Voici les commentaires du critique.

 

Sur les grands vins blancs du millésime 2013

« Les vins blancs sont très parfumés avec des notes de fruit persistantes et un niveau d’acidité assez élevé. Ils sont nettement supérieurs aux rouges. Les vins blancs secs sont excellents. Mon collègue Neal Martin a publié un rapport complet sur les vins blancs du millésime 2013. Les Sauternes que j’ai pu goûter me laissent à penser qu’il s’agit d’un millésime remarquable. Le château d’Yquem, qui sera commercialisé plus tard, est sans aucun doute l’un des meilleurs que j’ai pu déguster à ce jour. Il me semble en tout point égal au 2001, qui reste pour moi la perfection absolue. »

 

Sur les vins rouges du millésime 2013

D’une certaine façon, 2013 fût le millésime le plus difficile à produire depuis 1992, 1991 et 1984. Cependant, la qualité des vins du millésime 2013, n’a rien à voir avec celle produite lors de ces années difficiles, tant la recherche permanente de la qualité a été menée par l’ensemble des équipes sur le terrain : travail acharné à la vigne et tri ultra sélectif pratiqué par les Grands Châteaux. Les conditions climatiques furent pénibles, avec une floraison difficile en raison du froid et de la pluie, puis un été tropical et la pluie au plus mauvais moment, à savoir en septembre lors de la vendange.

Les bonnes options consistèrent alors à ne pas sur-extraire lors de la vinification, et à produire un vin charmeur et frais, au détriment d’une concentration excessive.

Les vins du millésime 2013 ont un niveau d’alcool  en retrait par rapport aux millésimes précédents, même si ceux-ci peuvent parfois atteindre 13°. Les arômes ont plus tendance à révéler des fruits plutôt rouges que noirs et les acidités sont plus faibles que celles observées dans les millésimes antérieurs. Les meilleurs 2013 sont pleins de charme, fruités, de garde relativement courtes, à déguster relativement vite dans les 10 ans à venir.

Sur les prix de sortie, des vins Primeurs 2013, Robert Parker regrette le positionnement trop frileux de la part des Châteaux qui auraient selon lui dû accorder des prix au moins égal ou inférieur à ceux du millésime 2008.

Pour rappel, nous souhaitons présenter les châteaux ayant mis en place un positionnement réaliste et pour lesquels notre comité a accordé 4 étoiles en note investissement vin :

 

Vendanges en Provence et Langudeoc

Déjà dans quelques régions viticoles de France les vendanges du millésime 2014 ont commencé. Il est bien sûr trop tôt pour annoncer une prévision qualitative, mais d’ores et déjà nos contacts fréquents avec le vignoble nous permettent de vous donner une première tendance.

Le millésime 2014 sera de façon générale intéressant en termes de quantité. Les prévisions ont été revues à la hausse à deux reprises, et dernièrement la pluviométrie de juillet et août ont réellement gonflé les grappes. La floraison cette année s’est particulièrement bien réalisée dans presque toutes les régions de France, annonçant de belles quantités, tandis que le printemps était assez sec. L’état sanitaire des vignobles était alors impeccable jusqu’au 15 juillet.

Le soleil faisant son apparition en ce début septembre, voici des conditions idéales pour le mûrissement des vins à cépages précoces et notamment le Merlot et le Pinot Noir.

D’ores et déjà les vendanges ont commencé dans le Languedoc-Roussillon, seule région à avoir vécu un stress hydrique, et en Provence. Dans cette dernière, l’un de nos vignerons préférés, le Château de Valentine à La Londe-Les-Maures, annonce un temps beau, chaud et des nuits fraîches. Les raisins sont à point et les premiers jus de syrah exhalent des arômes prononcés de confiture de framboise tandis que les jus des rolles (vin blanc sec) sont dominés par des arômes de lychee, d’ananas et de pamplemousse.

Mumm. Le moral est au beau fixe !

Robert Parker vient de publier ses fameuses notes sur 100 des grands crus de Bordeaux suite à la dégustation du millésime 2013 à Bordeaux en juin 2014, .

Retrouvez ci-dessous le palmarès des notes pour les grands vins rouges :

  • Ausone (93-95)
  • Pavie (92-94)
  • Troplong-Mondot (92-94)
  • L’Eglise Clinet (92-94)
  • Les Angelots de Gracia (92-94)
  • La Dominique (92-94)
  • La Mondotte (92-94)
  • Gracia (92-94)
  • Bellevue Mondotte (92-94)
  • Calon Segur (92-94)
  • La Fleur de Bouard Le Plus (92-94)
  • Clos de Sarpe  (91-94)
  • Beau-Sejour-Becot (91-93)
  • Haut Bailly (91-93)
  • Belair-Monange (91-93)
  • Les Carmes Haut Brion (91-93)
  • Mouton-Rothschild (91-93)
  • Clinet (91-93)
  • Pichon-Longueville Baron (91-93)
  • Trotanoy (91-94)
  • Beausejour (Duffau Lagarrosse) (90-92)
  • Leoville-Barton (90-92)
  • Pavie-Decesse (90-93)
  • Clos St Julien (90-92)
  • Vieux Chateau Mazerat (90-92)
  • Clos la Madeleine (90-92)
  • Chateau Valandraud (90-92)
  • Lascombes (90-93)
  • Gazin (90-92)
  • Domaine de Chevalier (90-92)
  • Petrus (90-93)
  • Branaire-Ducru (90-92)
  • Pontet-Canet (90-92)
  • La Fleur de Bouard (90-92)
  • Le Dome (90-92)
  • Haut Brion (90-92)
  • Leoville-Poyferre (90-92)
  • Malartic-Lagraviere (90-93)
  • Feytit Clinet (90-92)
  • Angelus (90-93)
  • LaTour Martillac (90-92)

Véritable entrepreneur moderne, le comte Abbatucci pratique une viticulture en biodynamie et reste l’un des précurseurs de la renaissance des cépages autochtones corses. Ces vins, d’une finesse et d’une longueur remarquables, sont proposés dans toutes les grandes tables étoilées de France et de New York. Nous avons déchiffré  au cours de notre visite estivale les secrets de sa réussite.

Jean-Charles Abbatucci

Issu d’une vielle famille Corse, dont plusieurs ancêtres eurent des trajectoires glorieuses, Jean-Charles Abbatucci a repris très jeune la propriété familiale. Son père, n’ayant eu le temps de lui transmettre ses connaissances, c’est en véritable autodidacte qu’il a entrepris de moderniser le vignoble et de le hisser au rang des meilleurs dans l’Ile de Beauté.
Dès la fin des années 90, il entreprend une conversion bio, puis très vite prend le virage de la biodynamie.

Son vignoble de 18 hectares est planté sur des sols d’arènes granitiques dans la vallée du Taravo. Il est situé entre Ajaccio et Sartène, à 100 mètres d’altitude. Les vignes sont alors plantées majoritairement en cépages Cinsault , Carignan et bien sûr dans les 3 cépages majoritaires corses : le nielluccio, le sciacarello (dire djiacarel en langage local) et le Vermentino. Jean-Charles Abbatucci prend conscience que la nature est généreuse en Corse puisque les rendements sont de 65hl/ha : le maquis pousse sans difficulté, donnant naissance à des parfums remarquables et les plantes ne sont jamais malades. C’est sur ce constat qu’il met en place la biodynamie et utilise les plantes locales pour infuser les pieds de ces vignes : « la merveille, le myrte et la nocca offrent des vertus thérapeutiques  à mes vignes ». Ici les sols sont labourés au cheval de trait et les soins sont apportés suivant le calendrier lunaire.

Le surgreffage doit permettre de faire vivre un pied plus de 100 ansLe génie de Jean-Charles Abbatucci réside aussi dans la mise au point d’une technique originale de sur-greffage pour exploiter le conservatoire des cépages autochtones plantés par son grand-père : imaginez un rectangle de près de 1ha sur lesquels sont plantés les 17 cépages historiques, dont le Morescola, le Morescono, le Carcajolo Nero, l’Aleatico, le Barbarossa, le Biancone, etc.  L’idée est d’utiliser les pieds quarantenaires plantés par ses parents et d’y greffer des cépages autochtones.  Très vite, cette méthode lui permet de réaliser des vins d’assemblage typiques 100% corses, marque de fabrique du domaine, avec à chaque fois une trame majeure dans l’un des 3 cépages majoritaires corse.

Au chai, la vinification est douce et les méthodes sont modernes. Un passage en basse température permet de filtrer les vins et de leur donner à la fois une fraicheur et une puissance aromatique incomparables. Un élevage avec des bois neufs et anciens offrent une garde conséquente, tant aux vins rouges qu’aux blancs. Les résultats sont sans commune mesure.

Ces cuvés portent ensuite le nom de ses illustres ancêtres : Cuvée du diplomate (vin blanc à base de Vermentino et de 4 cépages autochtones), Cuvée du Général  (vin blanc à base de Vermentino et des 5 autres cépages autochtones) et Cuvée du Ministre Impérial (vin rouge issu du Sciacarelo, Nielluccio et de 5 cépages autochtones). La dégustation des vins nous laisse sans voix : puissance, finesse, élégance et bouquets d’arômes et de senteurs corses.

Le domaine est en constante mutation, nous explique Jean-Charles Abbatucci  qui nous décline son plan d’affaires : nous allons densifier les pieds de vignes pour maitriser encore nos rendements, creuser des chais d’élevage au milieu des vignes, défricher d’autre terroirs plus en altitude, etc.

Tout laisse à penser que la viticulture moderne se développe à toute vitesse dans cette partie de France. Il reste encore de très nombreux terroirs à identifier dans l’Ile de Beauté. Notre locomotive locale est d’ailleurs fière de constater que ses vins se vendent déjà dans toute la planète. Ses excellentes relations avec ses confrères et notamment Yves Canarelli (Appellation Figari) vont permettre à ces nouveaux vignerons d’évangéliser la planète vin et de hisser les grands vins de Corse à un statut très élevé dans la famille des Grands Crus de France.

Baronne-Philippine-de-RothschildC’est avec tristesse que nous apprenons le décès de Madame Philippine de Rothschild. Cette grande dame du monde du vin nous a quitté à l’âge de 80 ans.

Femme de caractère, elle reprend le domaine familial à la mort du Baron Philippe de Rothschild en 1988. Elle abandonne sa carrière d’actrice afin de se consacrer à plein temps à la gestion et au développement des châteaux de la famille : Château Mouton-Rothschild, Château Clerc-Milon et Château d’Armailhac.

Elle continuera le développement à l’international commençé par son père. Aux Etats-Unis, c’est avec Robert mondavi en Californie que le Château Mouton-Rothschild s’associe afin de produire le magnifique Opus One. Au Chili, c’est avec le domaine Concha Y Toro que le grand Almaviva est produit.

AMouton_Rothschild_2011 Bordeaux, elle apportera modernité aux châteaux et sélectionnera rigoureusement les artistes qui auront le privilège de représenter les étiquettes du Château Mouton-Rothschild à chaque millésime. Ambassadrice de sa marque, nous l’avions croisé lors de la dégustation Primeurs en mars 2014.

Une dame dont le charisme rayonnait et forçait le respect et l’admiration.

La MAIF continue à investir dans le vin. Elle a pris le contrôle du Château Dauzac après le retrait des Vignobles André Lurton, qui disposait de 42% du capital depuis 1992.

Le Château Dauzac, 5ème Grand Cru Classé de Margaux, a investi dans la rénovation depuis quelques années. Sous l’impulsion de son directeur général, Laurent Fortin, le travail à la vigne a été repris sans répit et d’importants investissements aux chais ont vu le jour. La vendange 2014 sera vinifiée dans des cuves ultra modernes, tronconiques et thermo-régulables.

Chez Cavissima, nous surveillons l’évolution du château Dauzac dont la qualité progresse d’années en années. Le rachat par l’assureur MAIF est un gage de sérieux qui continuera à faire progresser ce cru dont les niveaux de prix restent modérés, et qui pourrait très bientôt proposer un rapport intéressant pour l’investissement dans le vin.

Le monde du vin bouge, nos derniers articles sur le Château de Beauregard, le Clos des Lambrays le montrent. Restons attentifs, cela influence nos futurs positionnements.

Investissement dans Chateau Dauzac
Coup de chaud sur la vigne

C’est l’été et la plupart de nos régions viticoles  traversent une saison ensoleillée … de plus en  plus chaude année après année,  selon le ministère de l’environnement.
Le réchauffement climatique suscite de nombreuses inquiétudes jusque dans le vignoble puisque de récentes études -ou divers rapports- mentionnent que la totalité du vignoble traditionnel sera affecté à un horizon de 50 ans !

Inquiétude pour nos appellations prestigieuses et ancestrales !
Imaginez le Médoc sans Cabernet Sauvignon ou la Bourgogne sans Pinot Noir ???

Le début du scénario catastrophe met en scène une forte augmentation du taux d’alcoométrie  qui tendrait parfois à être sous-estimée. Les goûts des vins commenceraient ensuite à changer pour devenir plus suaves : les raisins à plus forte maturité perdraient en acidité et, in fine, les sols ne seraient plus adaptés à la culture de leur cépage historique…sic !
Le ‘nouveau monde’ viticole réagit : l’Australie plante plus au sud en Tasmanie pour rechercher davantage de fraîcheur. La Napa Valley, constatant que les nuits sont moins fraîches qu’avant,  se questionne sur l’adaptation d’autres cépages.
En France où l’on a l’habitude de considérer les choses de la terre comme immuables on n’imagine pas que le royaume du pinot noir ou du chardonnay puisse se retrouver un jour en Belgique.

Amateurs de grands vins, soyez rassurés, la cave à vin que vous constituez aujourd’hui pour vos enfants porte encore le témoignage des grands équilibres entre l’acidité, l’alcool et la maturité…Mais pour combien de temps encore ?

Vendange à venir

Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture a publié fin juillet les premières prévisions pour la récolte du millésime 2014.

Tout d’abord, les quantités sont à la hausse. Un soulagement pour les vignerons qui ont subi un millésime 2013 historiquement bas en quantité. La production 2014 s’élèverait à 46,40 millions d’hectolitres, soit une augmentation de 9.5% par rapport à 2013.

Le Bordelais se porte bien avec une hausse de 50% par rapport à 2013, malgré la grêle qui toucha 1500 hectares sur la pointe du Médoc. L’état sanitaire des raisins est bon et les producteurs espèrent un très bon millésime ! La même tendance est observée dans le vignoble du Sud-Ouest.

En Bourgogne, les prévisions sont excellentes pour la qualité du raisin mais hélas, les quantités seront une nouvelle fois faibles. Les épisodes de grêle fin juin, ont dévasté une grande partie du vignoble. Cependant, les estimations sont en hausse comparé à 2013. Encore une année à faible quantité pour la Bourgogne qui aura sans aucun doute un impact sur les prix.

En bref, dans les autres régions :

  • En Vallée du Rhône, les quantités seront relativement stables par rapport aux millésimes précédents.
  • La région Languedoc-Roussillon a des prévisions hétérogènes avec un déficit important dans les départements de l’Aude et de l’Hérault.
  • Pour finir, la Vallée de la Loire se porte bien avec de beaux raisins et une récolte estimée à +7%.

Un premier bilan optimiste pour le vignoble français ! A suivre …