Vins Bordeaux primeurs 2015

Publié le 19 mars 2010 Dans : Culture générale du vin, Œnologie Avec 666 Vues

Agriculture biologique

Ne mélangeons pas tout ! Si la mention « Vin Bio » fait l’objet d’une certaine réserve de notre part, il n’en est pas de même s’agissant des vins issus de l’agriculture biologique. En voici une explication !

Dans les années 60, les fabricants d’engrais ont mis en place des campagnes marketing et commerciales extraordinaires pour organiser la promotion des pesticides et fertilisants chimiques.  Les méthodes étaient géniales, car elles permettaient d’avoir un rendement assuré (ou presque) avec des traitements assez simples. Fini les labours et les passages incessants. La mécanisation permettant aux vignes d’être traitées contre les pucerons, mauvaises herbes, champignons, etc.

De nos jours, l’ensemble des populations qui cultivent les vignes sont conscientes des limites et des ravages provoqués par l’agriculture dite industrielle. Les écoles et organismes de formation, les chambres d’agriculture, les syndicats professionnels, et autres organismes se chargent d’informer et d’instruire les vignerons et viticulteurs pour mettre en place des méthodes plus en rapport avec l’écologie. On parle alors d’agriculture raisonnée ou d’agriculture biologique. Nous sommes tous gagnants sur cette évolution. La mise en œuvre  d’engrais et pesticides chimiques appelle une augmentation continuelle des doses. Les terrains sont gorgés de substances que le ruissellement naturel n’arrive plus à éliminer.

Ici encore, nos discussions dans le vignoble français, nous permettent d’affirmer que la quasi-majorité des producteurs de vin de qualité (et notamment de vin de garde) ont réalisé, sinon entamé une reconversion ! Certains terroirs se prêtent mieux que d’autres à l’application de ces méthodes appelées Agriculture Raisonnée (Label Terra Vitis), Agriculture Biologique (Label Ecocert) et Agriculture en Biodynamie (Label Demeter).

Une large partie des vignobles de Champagne, de la Loire, les Grands Châteaux du Bordelais sont passés à l’agriculture biologique, et pour certains d’entre eux à la biodynamie. L’inéluctable  contagion se propage.

De façon générale, les producteurs de vin en pratiquant une agriculture biologique ont vu une amélioration sensible de la qualité de leur produit fini. Les labours et les lignes d’herbe que l’on voit repousser entre les rangées de vignes forcent les racines à puiser plus profondément dans le sol.  Les racines s’enfonçant profondément vont chercher dans le sous-sol  ce qu’ils trouvent de mieux et chargent le fruit en matière concentrée. Les coccinelles et papillons sont de retour et s’occupent d’éliminer les pucerons et autres matières vivantes nuisibles à la vigne…. La vie est de retour et le vin meilleur – il redevient encore plus le reflet d’un sous-sol et d’un terroir.

Mieux encore, les terres sont plus aérées et la rétention d’eau ou d’humidité est supérieure. Les sols se protègent mieux des stress hydriques que nous réserve le réchauffement climatique.

Last, but not least, les engrais de substitution coûtent moins cher que les engrais chimiques. Mais s’agissant d’un bilan économique, il convient de rester prudent. La mise en œuvre d’une agriculture « écologique » exige souvent une présence plus significative dans la vigne et des couts de main d’œuvre plus élevés.

 

 

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fiche autheur Thierry Goddet

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